A Val d'Isère, le gratuit, c'est fini

A Val d'Isère, le gratuit, c'est fini©Media365
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Paul Rouget, Media365 : publié le vendredi 10 décembre 2021 à 10h09

Pour la première fois de l'histoire, les spectateurs des épreuves masculines de la Coupe du monde de ski alpin à Val d'Isère devront payer pour assister à l'événement.



Le grand cirque blanc est de retour sur la Face de Bellevarde ! Après une année d'absence, la Coupe du monde de ski alpin effectue son grand retour ce week-end sur la mythique piste de Val d'Isère, avec, chez les messieurs, un Géant samedi et un slalom le lendemain. Avec une grande première pour le public. Et on ne parle pas de l'obligation de présenter un pass sanitaire.

Car cette année, et pour la première fois de l'histoire, les spectateurs devront payer pour assister à l'événement. "Ce n'est pas un virage qui arrive par hasard, confie à France Bleu l'ancienne descendeuse Ingrid Jacquemod, désormais directrice du club des sports de Val d'Isère. On sort d'une grosse tempête économique, et il était important d'être au niveau de ce que les autres organisateurs proposent. Cela nous permet également de valoriser notre évènement en mettant en place différents panels d'animations. Cette billetterie s'appliquera uniquement au week-end masculin car il est le plus attractif et il y a un vrai engouement."

"Un très bon remplissage sur les VIP"

Une nouveauté à Val d'Isère, mais pas lors d'autres fameuses étapes du calendrier de la Coupe du monde comme Schladming, Kitzbühel, Adelboden ou Wengen, où le modèle payant est déjà en place. Concrètement, le prix minimal sera de 10 euros pour accéder à la fan-zone, 25 euros pour s'asseoir en tribune, et 60 euros pour la prestation VIP, avec une vue imprenable en terrasse et une proximité avec les skieurs.


"Nous avons un très bon remplissage sur les VIP. Tout est vendu depuis deux-trois semaines, pour les tribunes, nous étions à 70-80 %. Maintenant, c'est plus sur la fan zone que nous nous concentrons. J'espère que les gens se disent qu'ils vont venir en dernière minute", confie, au Dauphiné, Ingrid Jacquemod, qui "ne pense pas que cela soit choquant" de faire payer le public. "Mais je comprends que des gens puissent être étonnés", conclut-elle.

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