Biathlon : Où sont les femmes ?

Biathlon : Où sont les femmes ?©Media365

Thomas Siniecki : publié le vendredi 27 novembre 2020 à 20h21

Alors que Quentin Fillon Maillet a enchaîné deux podiums au général de la Coupe du Monde, les filles françaises semblent un peu plus loin de ces hauteurs. Julia Simon et Justine Braisaz restent tout de même sur un top 10.



Peu importe que leurs gestes sont pleins de charme ou non, on attend surtout des rafales de tirs parfaits pour cette saison, qui débute samedi à Kontiolahti. Depuis la deuxième place en 2016 de Marie Dorin-Habert, qui avait elle-même mis fin à huit ans d'attente, aucune Française n'est parvenue à terminer sur le podium du classement général en fin de saison. Sandrine Bailly, également deuxième en 2008, est aussi la dernière et seule lauréate française du gros globe, en 2005. Face à Dorothea Wierer, la double tenante du titre, Tiril Eckhoff ou Marte Olsbu Roeiseland, nos deux têtes d'affiche Julia Simon et Justine Braisaz ne semblent pas encore en mesure d'aller titiller à nouveau ces premières places.

Braisaz est tout de même à suivre, selon ce qu'elle a expliqué à L'Equipe : "Je veux intégrer le top 5 du général et être médaillée aux Mondiaux. Je me disais que faire 3/5 au tir tout le temps, c'était normal. Mais si tu veux un podium mondial, tu ne peux pas. Je construisais mon tir tout l'été, et puis j'étais juste flippée, je me renfermais dans la technique à toujours vouloir combler les erreurs. Je suis arrivée au bout d'un système, je ne savais plus comment progresser. Et en fait, je ne croyais juste pas en moi."

Braisaz : "J'ai des rêves et je suis à fond, j'ai les crocs"

Neuvième du général la saison passée, elle affichait une réussite de 74% face aux cibles, contre 82% pour Wierer ou 81% pour Eckhoff. "J'ai pris un peu plus de confiance et de recul, désormais j'ai des rêves et je suis à fond, j'ai les crocs. On va voir comment je réagis sur la première période qui, en général, me va pas mal. J'ai plus souvent un creux par la suite... Dans l'hiver, je pourrai peut-être devenir plus ambitieuse si ça se passe bien."

Le retour du coach de tir Jean-Paul Giachino, après deux ans d'absence, est aussi porteur de beaucoup d'espoirs pour Simon ou Anaïs Chevalier. Cette dernière revient après s'être arrêtée pour un heureux événement : "Je n'ai plus le temps, je veux performer immédiatement." Voilà qui a le mérite d'être clair. Sa soeur Chloé Chevalier complète l'équipe de France, en compagnie de l'indéboulonnable Anaïs Bescond, qui chapeautera ses jeunes camarades du haut de ses 33 ans : Anaïs Chevalier a 27 ans, Chloé 25 ans, Simon et Braisaz 24 ans.

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