Ski alpin - Géant parallèle d'Alta Badia (H) : Les Français déçoivent, Windingstad l'emporte

Ski alpin - Géant parallèle d'Alta Badia (H) : Les Français déçoivent, Windingstad l'emporte©Media365

Aurélien CANOT, publié le lundi 23 décembre 2019 à 19h09

Pinturault, Faivre et Favrot se sont arrêtés prématurément, lundi lors du géant parallèle d'Alta Badia remporté par le Norvégien Windingstad.

Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour les Français sur le géant parallèle d'Alta Badia. Alors que les Bleus avaient placé deux des leurs sur le podium en 2018 (Alexis Pinturault avait terminé 3eme, Thibaut Favrot, 2eme), ils se sont cette fois montré incapables de dépasser le stade des... huitièmes de finale, ce lundi en nocturne comme le veut la tradition. Avec le bonnet d'âne pour Pinturault. Le héros du géant de Val d'Isère il y a huit jours s'est arrêté dès le premier tour, battu par le Suédois Matthias Roenngren. Il faut dire que ce dernier a bien été aidé par le Français, contraint de combler cinq dixièmes de retard sur la deuxième manche après avoir commis une faute d'intérieur avant le premier saut sur la première. C'était mission impossible pour le skieur de Courchevel, éliminé d'entrée au même titre que l'un des autres immenses favoris le Slovène Zan Kranjec.

Faivre et Favrot renversés

Mathieu Faivre et Thibaut Favrot n'ont pas fait beaucoup mieux. Certes, en s'imposant tous deux en 16emes de finale aux dépens de leur adversaire norvégien respectif, ils ont au moins eu le mérite de franchir un tour, mais pour prendre la porte tout de suite après. Faivre était pourtant beaucoup mieux parti qu'Henrik Kristoffersen, mais le vainqueur du géant sur cette même Gran Risa la veille a profité d'une faute d'intérieur du Niçois à quatre portes de l'arrivée alors qu'il menait encore la danse pour s'imposer. Opposé au Suisse Justin Murisier, Favrot avait lui aussi pris le meilleur départ sur le parcours bleu, avait de voir son adversaire refaire petit à petit son retard et coiffer finalement le finaliste de l'année dernière. Le Strasbourgeois rêvait de prendre sa revanche après sa défaite sur la dernière marche face au monstre Marcel Hirscher. C'est raté. Triste soirée pour les Bleus, et jour de gloire pour Rasmus Windingstad, vanqueur à 26 ans de sa première épreuve en Coupe du Monde. En finale, le Norvégien a pris le dessus sur l'Allemand Stefan Luitz. Roland Leitinger complète le podium. L'Autrichien plus fort qu'un autre Norvégien Leif Kristian Nestvold-Haugen dans la petite finale et de retour de blessure en début d'hiver n'avait encore jamais connu ce privilège en Coupe du Monde.

Si vous aviez manqué les qualifications...

Trois sur sept pour les Bleus. Des sept Français en lice dans les qualifications du géant parallèle d'Alta Badia, premier du genre cette saison, ce lundi après-midi dans les Dolomites, trois se sont hissés dans le tableau final, dont le chef de file des slalomeurs tricolores Alexis Pinturault, septième temps. Le skieur de Courchevel sera accompagné de Thibaut Favrot (19eme temps) et de Mathieu Faivre (20eme). Cyprien Sarrazin, lui, n'a pas passé le cut en revanche. Le surprenant dauphin d'Henri Kristoffersen sur le géant de dimanche et vainqueur de ce parallèle en 2017 a dû se contenter du 42eme temps de ces éliminatoires, à 1"40 du Norvégien Kjetil Aaamodt Kilde, qui s'est montré le plus rapide, quand les 32 meilleurs chronos décrochaient un billet pour le tableau final.



Victor Muffat-Jeandet et Clément Noël, finalement engagé, se sont arrêtés plus rapidement encore. Les deux hommes sont sortis dès la première manche. Au même titre que Rémy Falgoux, lui aussi éliminé, ils assisteront de loin à cette phase finale prévue à 18h15 en nocturne et qui verra les 32 qualifiés se défier via des duels sur un géant tracé en parallèle, avec au menu des 16emes, des 8emes, des quarts, des demi-finales et la finale. A noter que l'année dernière, Pinturault et Favrot, déjà présents dans le tableau final, avaient tous deux terminés sur le podium, le premier terminant troisième juste derrière son compatriote, deuxième. Favrot avait subi la loi en finale pour treize centièmes du maître Marcel Hirscher, aujourd'hui retraité. Sans Hirscher, le Strasbourgeois pourrait avoir le champ libre.

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