Patinage artistique : L'ancienne femme de Gilles Beyer se confie : " Je ne suis pas la Mme Fourniret du patinage "

Patinage artistique : L'ancienne femme de Gilles Beyer se confie : " Je ne suis pas la Mme Fourniret du patinage "©Panoramic, Media365
A lire aussi

Emmanuel LANGELLIER : publié le mercredi 05 février 2020 à 09h02

Interrogée par Le Parisien-Aujourd'hui en France, l'ancienne femme de Gilles Beyer, accusé de viols par l'ancienne patineuse Sarah Abitbol, répond avec force et se défend.

Accusé de viols par deux anciennes patineuses dont Sarah Abitbol, Gilles Beyer est dans l'œil du cyclone depuis quelques jours. L'onde de choc se propage en haut lieu et le scandale n'en est peut-être qu'à ses prémices. La ministre des sports Roxana Maracineanu a demandé la démission de Didier Gailhaguet, le président de la Fédération des sports de glace qui aurait couvert des agissements répréhensibles durant de nombreuses années et qui refuse (pour le moment ?) d'obtempérer.

« J'ai été la dernière à l'apprendre dans le milieu »

Dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, Katia Krier, l'ancienne femme de Beyer se confie. Celle qui dirige les équipes de France de patinage artistique et de danse sur glace affirme n'avoir jamais été au courant des agissements dont est accusé son ancien mari. « Je n'ai jamais eu vent des faits reprochés par Sarah Abitbol et Hélène Godard à son encontre. Je les ai découverts mercredi dans la presse. Je suis tombée de ma chaise. Maintenant, je me retrouve au milieu de tout ça et il n'y a pas que moi de concernée. Dans cette histoire, nous avons aussi un enfant à protéger », explique Katia Krier qui a quitté son époux après le départ de ce dernier en 2001 suite à une enquête du ministère des Sports.



« J'ai d'ailleurs quitté le père de mon fils après cette histoire, j'ai fait le choix de quitter le domicile familial. J'ai été la dernière à l'apprendre dans le milieu. Je ne peux pas laisser dire que j'ai couvert ses agissements. Je ne suis pas la madame Fourniret du patinage, comme certains disent de moi dans mon dos. Moi, après cette histoire, j'ai essayé que mon fils, qui a 28 ans aujourd'hui, grandisse dans un univers sain », détaille celle qui a entraîné Brian Joubert et qui reste en contact avec Beyer, le « père de son fils », et estime que Sarah Abitbol a eu raison de briser le silence « si les accusations sont vraies ».

Pas de relation intime avec Gailhaguet

Krier juge que son ex-mari doit payer s'il a fauté. « Il a parlé de "relations inappropriées". Ce sont des faits graves, il faut que la justice se penche dessus, c'est elle et elle seule qui est habilitée à analyser des dossiers aussi compliqués. En 2000, j'aurais voulu qu'elle pousse les choses plus loin (NDLR : l'enquête n'avait pas abouti). Je suis d'ailleurs satisfaite de voir l'annonce de l'ouverture d'une enquête par le Parquet de Paris. Si Gilles Beyer a fait ce dont on l'accuse, c'est normal qu'il paie. Le sujet, ça n'est pas de savoir si j'ai été mariée avec un monstre ou non. C'est que la vérité éclate. »

Celle qui est une figure du monde de la glace en France réfute quelconque relation avec Didier Gailhaguet alors que la tête de la Fédération serait rongée par des relations amoureuses, sexuelles et autres copinages. « On m'a prêté des relations avec presque tous les directeurs techniques nationaux depuis des années... C'est une manière d'attaquer mon travail surtout. Non, je n'ai jamais eu de relation avec lui », lâche Katia Krier qui n'envisage pas de démissionner. « Ce n'est pas le débat pour le moment. Ma priorité professionnelle, c'est mon sport. Des athlètes m'appellent, inquiets des répercussions que ce conflit peut avoir sur leur carrière et sur leur saison. Et dans ma vie personnelle, je me dois de protéger mon fils. Que ce soit vrai ou non. »

Vos réactions doivent respecter nos CGU.