Patinage artistique : Gilles Beyer mis en examen pour "agressions sexuelles"

Patinage artistique : Gilles Beyer mis en examen pour "agressions sexuelles"©Media365

Paul Rouget : publié le vendredi 08 janvier 2021 à 20h12

Ancien entraîneur de Sarah Abitbol, qui l'accusait de viols et d'agressions sexuelles comme d'autres patineuses ou ex-patineuses, Gilles Beyer a été mis en examen pour "agressions sexuelles" vendredi. 

 

En garde à vue depuis mercredi matin à la brigade de protection des mineurs, l'ancien entraîneur de patinage Gilles Beyer a été présenté à un juge d'instruction vendredi et mis en examen pour des faits "d'agressions sexuelles par personne ayant autorité et harcèlement sexuel par personne ayant autorité", et placé sous contrôle judiciaire. L'an dernier, un scandale de violences sexuelles dans le monde du patinage artistique avait éclaté suite à la parution du livre de l'ancienne patineuse Sarah Abitbol ("Un si long silence"), où elle accusait Beyer, son ex-entraîneur, de viols et d'agressions sexuelles répétées au début des années 1990, quand elle avait entre 15 et 17 ans. Au vu de la prescription des faits, elle n'avait pas porté plainte. 

Mis en accusation par six patineuses ou ex-patineuses 

En janvier 2020, Gilles Beyer avait reconnu les faits et présenté ses excuses à Sarah Abitbol, en se disant "sincèrement désolé. Je reconnais avoir eu des relations intimes avec elle. Si mes souvenirs sur leurs circonstances exactes diffèrent des siens, j'ai conscience de ce que, compte tenu de mes fonctions et de son âge à l'époque, ces relations étaient en tout état de cause inappropriées", disait-il dans une déclaration transmise à l'AFP. Le parquet de Paris avait ensuite ouvert une enquête préliminaire, afin de vérifier l'existence d'autres potentielles victimes. Au centre de ce scandale sexuel, Beyer a été mis en accusation par au moins six patineuses ou ex-patineuses. Proche de l'ancien président de la Fédération française des sports de glace Didier Gailhaguet, poussé à la démission en février, il avait été entendu par la commission de discipline de la FFSG. Mais il avait échappé à une sanction de la part de cette commission, qui avait ensuite expliqué qu'elle n'était pas habilitée à sanctionner Gilles Beyer, qui ne possédait alors plus de licence fédérale. 

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