Nice : Une coach accusée d'insultes et de harcèlement moral

Nice : Une coach accusée d'insultes et de harcèlement moral©Media365
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Thomas Siniecki : publié le vendredi 07 février 2020 à 17h32

Nouvelle triste affaire dans le monde du patinage, en totale implosion : cette fois, il s'agirait de harcèlement moral au club de Nice, de la part du président et surtout de sa fille, qui aurait harcelé ses jeunes athlètes en les insultant durant de nombreuses années.



Les langues ne cessent de se délier dans le patinage, qui fait face à une véritable tornade interne. Dans la foulée des accusations d'abus sexuels, place désormais au harcèlement moral, à nouveau relayé par 20 Minutes et qui concernerait cette fois le club de Nice, où le dirigeant Michel Gentelet est un ami très proche de Didier Gailhaguet (le président de la FFSG). Sa fille Katia est au centre de la tempête, elle qui aurait humilié des dizaines d'enfants de 2010 à 2017, avant la mise à l'écart du duo père-fille en 2018. « T'es qu'une connasse, ta mère c'est une pute » ; « Salope, t'arriveras jamais à rien, t'es trop nulle » ; « Grosse vache, t'es bonne à rien ». Voilà les insultes régulières confirmées par des témoins.

Une mère : « Elle arrivait parfois avec les lunettes de soleil pour dissimuler sa cuite de la veille »

« Si dire des choses comme 'Il va falloir que tu te secoues les puces, tu ne dois pas t'endormir, il faut travailler', ce sont des insultes, alors on n'a pas la même notion d'insultes », répond Katia Gentelet, accusée de harcèlement moral. Une vidéo tournée par une jeune fille ferait pourtant office de preuve accablante. Et si Gailhaguet s'est félicité d'avoir finalement suspendu un ami proche, la réalité ne serait pas tout à fait celle-là. La Fédération aurait couvert le dossier durant deux ans. Et c'est bien la justice qui a prononcé la sanction, après un troisième signalement en plus d'une saisine en référé du procureur de la République.

« On était dans un engrenage, explique une mère. Dès qu'on se plaignait, nos enfants étaient mis en quarantaine. Elle interdisait aux autres de lui parler. Des enfants ont été exclus pour plusieurs semaines. Eux, ils adoraient ça, c'était leur passion, alors ils en disaient le moins possible à la maison. » La maman poursuit en évoquant une personne alcoolique: « Il y avait des soirées qu'elle arrosait très bien et elle n'arrivait pas à se lever. » Corroborée par une autre mère de famille : « Elle n'arrivait jamais à l'heure, parfois avec les lunettes de soleil pour dissimuler sa cuite de la veille. Les mômes attendaient seuls sur la glace, parfois ils ne patinaient même pas 20 minutes. » Katia Gentelet aurait aussi poussé ses élèves à l'anorexie.

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