Judo - Mondiaux : Des Bleus sans Riner ni Agbegnenou, mais des Bleus quand même !

Judo - Mondiaux : Des Bleus sans Riner ni Agbegnenou, mais des Bleus quand même !©Panoramic, Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le jeudi 06 octobre 2022 à 12h48

Il n'y a pas que Teddy Riner et Clarisse Agbegnenou dans la vie du judo français, ce qu'on avait pu constater à Tokyo. A tous leurs camarades de reprendre le flambeau durant les Mondiaux en Ouzbékistan (du 6 au 13 octobre).



Certes, les absences de Teddy Riner et Clarisse Agbegnenou représentent deux poids colossaux au sein de l'équipe de France pour les Mondiaux. Mais les quatre autres médaillées olympiques sont bien de la partie, avec Amandine Buchard dès vendredi (-52 kg), Sarah-Léonie Cysique samedi (-57 kg), Madeleine Malonga mardi (-78 kg) et enfin Romane Dicko mercredi (+78 kg) pour la dernière journée individuelle. Luka Mkheidze, lui, aurait pu ouvrir le bal dès jeudi en -60 kg, mais il se remet d'une blessure aux ligaments croisés du genou. On retrouvera aussi Margaux Pinot, qui continue de se refaire une belle santé après ses soucis extra-sportifs, présente dimanche en -70 kg - comme sa compatriote Marie-Eve Gahié - et qui figurait parmi l'équipe championne olympique.

Benboudaoud : "Tokyo était exceptionnel, à nous de continuer"

Cette compétition mixte clôturera d'ailleurs les Mondiaux dans une semaine, le jeudi, et les Bleus figureront forcément parmi les favoris. En plus des éventuelles surprises qu'on guettera (18 engagés au total), ces championnats du monde doivent donc affirmer un certain standing pour notre équipe de France, ce que confirme le directeur de la haute performance Larbi Benboudaoud : "Nous voulons que les féminines tiennent leur rang, qu'elles confirment. Pour les masculins, on a relancé une dynamique notamment avec les plus jeunes. Nous espérons une prise de conscience collective pour eux, il faut qu'ils se disent qu'eux aussi peuvent aller chercher des médailles. Notre staff les entraîne seulement pour ça, pas pour participer."


Rappelant que ces Mondiaux n'ont lieu qu'une fois par an, l'ancien judoka ne nie pas "une pression supplémentaire" : "Mais en même temps, cette culture de l'instant, on la leur transmet très jeunes. La dynamique de groupe est également importante. Ce qu'on a fait à Tokyo était exceptionnel, c'est le résultat de la mise en place d'un véritable collectif au sein de notre équipe de France. A nous de continuer dans ce sens." Et de presque faire oublier, autant que possible, la défection des deux monstres.

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