Judo : Benboudaoud a présenté sa démission

Judo : Benboudaoud a présenté sa démission©Panoramic, Media365
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Mathieu WARNIER, Media365, publié le mardi 13 décembre 2022 à 19h20

Directeur de la haute performance du judo français depuis un peu moins de deux ans, Larbi Benboudaoud a démissionné en réponse à des dissensions avec Stéphane Nomis, président de la Fédération Française de judi.



Larbi Benboudaoud a mis fin au suspense. Nommé en janvier 2021 directeur de la haute performance par Stéphane Nomis, élu à la présidence de la Fédération Française de judo (FFJDA) quelques semaines plus tôt pour succéder à l'inamovible Jean-Luc Rougé, l'ancien vice-champion olympique des moins de 66kg a jeté l'éponge. Dans un communiqué, l'intéressé confirme que sa décision intervient dans un contexte tendu avec le patron du judo français, notamment lié au départ du responsable de la sélection masculine Christophe Gagliano. « J'ai préféré prendre cette décision car je ne suis pas aligné sur la stratégie voulue par le président, a confié l'ancien judoka dans ce communiqué. Je ne suis pas contre le changement, mais je pense que la temporalité des décisions, à dix-huit mois des Jeux Olympiques de Paris 2024 est un risque majeur. » S'il assure souhaiter « pleine réussite à notre équipe de France » et qu'il « reste au service du judo français », Larbi Benboudaoud ajoute que ce sera « dans d'autres fonctions, au service d'autres projets ».

Nomis : « Des positions et des visions divergentes »

Stéphane Nomis, quant à lui, a assuré dans un communiqué qu'il « regrette sa décision » mais respecte le choix de Larbi Benboudaoud de quitter ses fonctions. Le patron du judo français a profité de l'occasion pour justifier ses choix récents concernant les équipes de France. « J'ai souhaité, au lendemain des championnats du monde, apporter des changements et une nouvelle dynamique à la tête de l'équipe de France masculine, non performante, mais également donner plus de place aux clubs dans le management du haut niveau », a ainsi précisé Stéphane Nomis. Ce dernier a également confirmé la profonde divergence d'opinion avec celui qu'il avait nommé directeur de la haute performance du judo français. « C'est la continuité de la mise en place de la Judo Pro League. Nous avons, à ce sujet, des positions et des visions divergentes, assure le président de la FFJDA. Je souhaite que le système évolue très rapidement en vue des Jeux de Paris 2024, mais aussi ceux de Los Angeles 2028. » Une évolution qui passera pas la nomination prochaine d'un nouveau directeur de la haute performance, en charge de l'animer.

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