XV de France : Pourquoi Laporte voulait un sélectionneur étranger

XV de France : Pourquoi Laporte voulait un sélectionneur étranger©Media365

Thibault Laurens, publié le vendredi 17 mai 2019 à 12h23

Avant la nomination de Fabien Galthié à la tête du XV de France, Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, souhaitait introniser pour la première fois un technicien étranger. Débouté lors de la consultation référendaire auprès des clubs amateurs, le patron de la FFR est revenu sur son choix lors d'un débat réunissant les mondes du rugby à XIII et à XV.

« Sans être méchant avec personne, Fabien Galthié est le meilleur technicien français. » Lors d'un grand débat qui s'est tenu ce mardi à Perpignan, en présence du président de la Fédération française de rugby à treize, Marc Palanques, ainsi que Bernard Guasch, président des Dragons catalans, Bernard Laporte a réitéré toute sa confiance au futur sélectionneur des Bleus. Amené à s'exprimer sur sa volonté d'introniser un entraîneur étranger à la tête du XV de France, le président de la FFR a livré son ressenti : « Je voulais changer le système avec un étranger qui aurait installé une certaine confiance des entraîneurs du Top 14 qui se seraient dit : ''Attention, là on parle à Dieu'' », a-t-il reconnu devant une centaine de personnes.

« Attention, là, on parle à Dieu ! »

Néanmoins, ce rêve s'est envolé suite au résultat du référendum proposé par Laporte aux clubs amateurs. Des clubs amateurs qui ne souhaitaient pas voir un étranger sélectionneur de l'équipe de France. En cause, une éventuelle perte d'identité et le risque de voir le savoir-faire à la française livrée en pâture. Pourtant, pour le patron de la Fédération française, l'arrivée d'une pointure aurait permis au XV de France de sortir de la crise : « Ça fait dix ans qu'on est dans la mouise, vous ne le voyez pas ou quoi ? », tonne Laporte. Une prise de position totalement contraire à son homologue treiziste. « Nommer un entraîneur étranger, c'est ne pas avoir confiance en son entraîneur. En France, on a des techniciens de très bon niveau, pourquoi aller chercher ailleurs ? », a soupiré Palanques. Comme quoi, les avis divergent même au sommet des deux plus hautes instances du rugby français.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.