XV de France : Le nouveau DTN explique sa méthode

XV de France : Le nouveau DTN explique sa méthode©Panoramic, Media365

Mathieu WARNIER, Media365, publié le mardi 18 octobre 2022 à 13h50

Arrivé au poste de Directeur Technique National de la FFR en avril dernier, Olivier Lièvremont s'est confié sur la manière de fonctionner qu'il a mis en place autour des équipes de France de rugby.



Le XV de France veut s'inscrire dans la durée. Alors que Fabien Galthié et son staff préparent activement la prochaine Coupe du Monde, organisée dans l'Hexagone à l'automne 2023, le Directeur Technique National Olivier Lièvremont est au cœur du projet « Génération Bleue » pour poursuivre le travail de construction d'une « une culture commune aux équipes de France par un travail collaboratif important ». Dans un entretien accordé au site officiel de la Fédération Française de rugby (FFR), ce dernier est revenu sur la mise en place d'un « système de performance pour l'ensemble de nos équipes », avec comme objectif de « faire en sorte que ce projet ne soit pas dépendant des hommes qui sont présents dans le dispositif mais que cette organisation perdure ». Alors que l'encadrement du XV de France va évoluer après le Mondial, avec plusieurs départs déjà annoncés, cette idée prend tout son sens mais va même au-delà. « Il faut aussi le diffuser à l'intérieur des équipes nationales, de staff à staff, du 7 au XV, des garçons aux filles, des premières sélections jusqu'aux plus grands mais aussi dans l'ensemble des équipes qui travaillent pour le rugby français, de la Fédération aux territoires et du rugby amateur à la LNR », ajoute Olivier Lièvremont.

Lièvremont se base sur une hiérarchie claire

Dans ce système voulu par le DTN, tout est centré sur le joueur. « Nous avons mis le joueur au centre du dispositif et ensuite, nous avons construit le système nécessaire à sa performance sur le terrain », a-t-il confié. Cela passe par une hiérarchie claire avec des managers généraux qui peuvent chapeauter plusieurs équipes, notamment chez les jeunes. « Sébastien Calvet est le manager général de plusieurs équipes, il est le garant du plan de succession des garçons ainsi que de la transversalité entre les différentes équipes de France pour apporter de la cohérence en construisant des liens permanents avec le XV de France et la filière du rugby à 7 », précise Olivier Lièvremont. Un dispositif auxquels viennent se greffer Julien Piscione, « qui va piloter ,grâce à des relais, les facteurs de la performance telles que la préparation physique, l'analyse de la performance ou la préparation mentale » et Jean-Marc Bederede, « centré sur l'accompagnement des staffs et la déclinaison du projet France dans les encadrements en termes de méthode ». Les clubs sont également impliqués via le pôle France « dématérialisé », « qui travaille avec les clubs en direct ».

Le lien entre clubs et sélection comme clé de voûte

Un fonctionnement dont le modèle n'est autre que Fabien Galthié qui « a montré l'exemple en partageant ses débriefs en interne mais aussi aux entraîneurs de club ». « Il a fait le point sur l'endroit où ils en sont, ce qu'ils ont mis en place, ce qui marche ou ce qui ne marche pas, résume le Directeur Technique National. C'est quand même un message fort. Cela permet de diffuser notre message en disant  : 'développons la culture des débriefing'. » Prolongeant le travail de Didier Retière, son prédécesseur à ce poste, Olivier Lièvremont a mis l'accent sur la « cohérence tout au long du parcours du joueur », mettant en avant le fait que « vivre des choses en club et d'autres choses en équipe de France, c'était contre-productif ». Une liaison entre la sélection et les clubs dont le rôle est clairement dévolu aux managers généraux, dont le but est de la garantir « sur le long terme ». Un travail de longue haleine avec l'objectif de permettre au rugby français de construire les fondations nécessaires pour perdurer au plus haut niveau.

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