XV de France : Le nom du nouveau sélectionneur sera connu avant la Coupe du Monde

XV de France : Le nom du nouveau sélectionneur sera connu avant la Coupe du Monde©Media365
A lire aussi

Aurélien CANOT, publié le mercredi 27 mars 2019 à 11h28

Bernard Laporte revoit sa position et scelle le sort de Jacques Brunel. Alors qu'il avait encore assuré en octobre dernier que le Gersois, sous contrat jusqu'en juin 2020, resterait en fonction au moins jusqu'à cette date, le président de la Fédération française de rugby a finalement décidé d'accélérer les choses.

A en croire les propos du patron du rugby français dans Le Progrès ce mercredi, non seulement Brunel sera débarqué à l'issue de la prochaine Coupe du Monde, au Japon du 20 septembre au 2 octobre prochain (et ce quel que soit le résultat du XV de France), mais le nom de son successeur sera connu avant même le coup d'envoi de ce Mondial, soit en pleine préparation des Bleus pour l'événement. Un timing qui ne semble pas des plus idéaux, certes, mais que Laporte semble avoir malgré tout adopté si l'on en croit cet entretien dans le quotidien rhodanien. « On a finalement convenu qu'il fallait basculer rapidement sur la Coupe du Monde 2023 en France. Le prochain sélectionneur sera nommé avant la Coupe du monde 2019. Parce que les mecs que je souhaite, si ce n'est pas moi qui les fais signer, ce sont d'autres qui le feront. Alors, on va aller vite », révèle Laporte, qui a déjà une petite idée du profil du successeur de Brunel.

Laporte : « Pas nécessairement attaché à ce qu'il soit étranger »

« Il doit connaître et avoir entraîné à haut niveau. Il doit imposer sa crédibilité et du respect au rugby français grâce à ses expériences et ses compétences acquises au fil du temps. C'est pourquoi je suis allé rencontrer les cinq meilleurs entraîneurs au Monde (Warren Gatland, Eddie Jones, Joe Schmidt, Steve Hansen et très vraisemblablement Clive Woodward) pour leur proposer le poste. » Pour la première fois de son histoire, le XV de France pourrait donc avoir à ses commandes un technicien étranger. Laporte n'y est pas du tout opposé. « Autant avant, on disait que ce n'était pas possible. Autant, aujourd'hui, c'est ouvert. Mais je ne suis pas nécessairement attaché à ce qu'il soit étranger. Mon seul objectif, c'est d'avoir le meilleur pour retrouver une équipe de France qui gagne. » S'il ne passera donc pas la prochaine Coupe du Monde, Jacques Brunel conduira en revanche toujours au Japon ces Bleus qui viennent de terminer quatrième du Tournoi des 6 Nations. Son employeur l'assure dans Le Progrès. « Oui, Jacques est toujours l'homme de la situation. Je n'ai pas changé de sélectionneur pour le plaisir. J'espérais vraiment que l'arrivée de Jacques entraînerait un électrochoc et une autre dynamique. Aujourd'hui, force est de reconnaître qu'elle n'existe pas. Mais je n'oublie pas non plus que Jacques a dû composer un staff dans l'urgence en décembre 2017. Ce staff est jeune dans le métier. Voilà pourquoi je pense qu'il faut aller chercher d'autres compétences. »

Laporte : « A Jacques (Brunel) de savoir avec qui il veut travailler »

C'est ainsi que l'ancien manager de Toulon confirme qu'il a donné le feu vert à son sélectionneur pour renforcer son staff, mais seul l'intéressé et lui seul décidera ou non si renfort il doit y avoir. « Ce n'est pas à moi, président de la Fédération, d'imposer des entraîneurs. C'est Jacques qui décidera ! Il a carte blanche, insiste bien Laporte. Je lui ai dit que je lui donnerai les moyens de réussir ». Pas question donc pour celui qui est aussi chroniqueur depuis cette année sur l'émission Balance Ton Poste (C8) d'imposer Fabien Galthié ou Ronan O'Gara à Brunel, en dépit des rumeurs. Le Gersois aurait d'ailleurs recalé le premier « Beaucoup de noms circulent, reconnaît toutefois Laporte. Mais j'ai dit à Jacques que je ne m'occuperai pas de son staff. Je le répète : je ne suis pas un président-sélectionneur ! C'est à lui de faire son choix, de savoir avec qui il veut travailler ou pas, et donc de prendre ses responsabilités... » Il sera temps ensuite pour lui de passer la main. Une fois la Coupe du Monde terminée. Avec l'espoir pour Bernard Laporte que son équipe montre un meilleur visage que lors de ce Tournoi que l'ex-Ministre des Sports garde en travers de la gorge. « On ne peut pas être satisfait des résultats obtenus ! La seule bonne chose, c'est l'éclosion des jeunes lancés par le staff. » Le prochain sélectionneur risque d'avoir beaucoup de travail. Son nom sera dévoilé en septembre prochain.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.