XV de France : Laporte dresse le bilan des Bleus

XV de France : Laporte dresse le bilan des Bleus©Media365

Antoine Poussin, publié le mardi 20 mars 2018 à 14h47

Discret pendant le Tournoi, le président de la Fédération Française de Rugby (FFR) Bernard Laporte s'est exprimé chez nos confrères de RMC ce lundi.

« Je pense, de l'extérieur et pour les avoir vus évoluer, qu'on a retrouvé une équipe ». Telle est la pensée de Bernard Laporte, dans une interview accordée à RMC ce lundi. Une équipe qui s'est retrouvée en grande partie sur la défense selon lui : « Ça se concrétise sur le terrain par une défense extraordinaire. Avec 94% de plaquages réussis et surtout que 6 essais encaissés ». L'état d'esprit, un élément sur lequel le staff du XV de France a particulièrement bien avancé, dans une période où les joueurs semblaient se désintéresser du XV de France, ce qui était devenu « insupportable » pour le président de la Fédération Française de Rugby (FFR).Pour autant, lui-même, ancien sélectionneur, sait qu'il reste encore beaucoup de travail à accomplir : « On est toujours quatrièmes. Alors oui, on peut me dire qu'on peut être seconds à un coup de pied près. Avec cet état d'esprit, l'équipe de France a montré qu'elle n'était pas loin des meilleurs en Europe. C'est une certitude, mais ce n'est pas suffisant ». Bernard Laporte note tout de même les choix qui ont été faits, et la présence de joueurs comme Mathieu Bastareaud, qui représente un véritable supplément d'âme au sein de cette équipe : « Chacun a le droit de faire les équipes qu'il veut. Mais là, il faut reconnaître à ce staff qu'ils ont relancé des joueurs qui ont apporté. Mathieu Bastareaud a énormément apporté. »Désormais, si la confiance semble réinstallée au sein de l'équipe de France, grâce à la « méthode Brunel », il faut maintenant que l'équipe fanion du rugby français se tourne vers la victoire, selon les mots du président de la FFR, ce qui manque cruellement au XV de France ces dernières années : « C'est vrai que, quand on passe si près d'une victoire contre l'Irlande ou le pays de Galles, qu'on bat l'Angleterre, on se dit qu'on aurait pu gagner le tournoi. Mais on ne l'a pas fait. Je dirais qu'on a retrouvé les ingrédients nécessaires pour avoir une équipe, mais on n'a pas gagné. En 2003 et 2007 on gagnait tout le temps. Ou on gagnait 85 % du temps. Dix-sept matchs sur vingt. C'est vers ça que je veux que nous tendions tous. C'est-à-dire que l'équipe de France ne peut pas être 4e, 5e, elle doit être première ou seconde. »Par ailleurs, un événement n'est pas passé inaperçu dans ce Tournoi, il s'agit de la fameuse sortie d'Edimbourg, après la défaite en Ecosse. Un épisode que le président de la FFR garde encore en travers de la gorge : « Ce qui s'est passé en Ecosse m'a déplu, c'est pour ça que j'ai demandé à ce qu'il y ait une enquête interne à la Fédération. Déjà ce qui m'a rassuré, en tant que président, c'est qu'il n'y a pas eu de problème judiciaire. Même si ce n'est pas bien pour l'image du rugby, il faut aussi dire que les joueurs n'ont pas débordé. Ils n'ont pas fait des choses qui ne se font pas. » Quant à la sanction prise à l'égard des « fêtards », expulsés du XV de France, Laporte a salué la décision prise par Brunel : « Le sélectionneur a fait ses choix. Il a eu raison de les faire. En aucun cas je voulais m'imposer, dire quoi que ce soit. »

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