XV de France : La commission médicale de la FFR rend un premier avis

XV de France : La commission médicale de la FFR rend un premier avis©Media365
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Guillaume MARION : publié le lundi 01 mars 2021 à 15h05

Interrogé par Midi Olympique, Roger Salamon, l'épidémiologiste et président de la commission médicale de la FFR, est revenu sur la délicate situation qui touche le XV de France depuis quelques jours maintenant.



Pour le XV de France, est-ce simplement la faute à pas de chance ? Alors qu'une enquête est en cours pour déterminer ce qui a causé ce cluster au sein des Bleus en plein Tournoi des VI Nations, Roger Salamon, l'épidémiologiste et président de la commission médicale de la Fédération française de rugby (FFR), s'est exprimé sur le sujet. « La première des choses qui me vient à l'esprit, c'est que l'équipe de France a joué de malchance. Je n'ai personne à protéger et je peux vous assurer que le protocole mis en place était rigoureux, il l'est toujours, a-t-il notamment expliqué. D'ailleurs, les médecins des autres nations du Tournoi avaient pris pour modèle notre protocole et l'instauration d'une bulle sanitaire, en exemple. Seulement, avec ce virus et particulièrement son variant dit anglais, le risque zéro n'existe pas. A partir d'une infection qui concernait un joueur de rugby à VII, le virus a circulé au travers des équipes de France et notamment la grande et aboutie à la catastrophe de cette semaine. Et quand je parle de malchance, c'est qu'après pourtant sept jours d'isolement, il y a eu des cas, le 8eme jour, le 9eme et même à J+10 ! »

« Le risque zéro n'existe pas »

« Pour ce qui est de cette troisième mi-temps, ils étaient à l'époque tous négatifs et sont restés entres eux. On peut penser que ce n'était peut-être pas forcément la meilleur des choses à faire, mais ils venaient de faire 80 minutes ensemble sur le terrain, bref, ce serait trop facile d'incriminer ce moment-là. Sur ce que je sais, le protocole qui était solide a été respecté mais n'a pas empêché la vague d'infection et surtout la circulation du virus une fois celui-ci entré dans le groupe. C'est pour cela que nous sommes embêtés pour la suite. Et que nous réfléchissons à le durcir encore s'il peut l'être. On le voit dans le civil, le virus s'est introduit dans toutes les strates des populations. Le président de la République Emmanuel Macron qui a été infecté, est une preuve, que malgré toutes les protections, le risque zéro n'existe pas. Ce n'est pas un problème d'imprudence », a également déclaré Salamon, dans un entretien accordé au Midi Olympique.

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