XV de France : Fabien Galthié explique ses choix

XV de France : Fabien Galthié explique ses choix©Media365

Rédaction Sport365, publié le vendredi 07 février 2020 à 15h06

Après avoir dévoilé son XV de départ pour le match contre l'Italie, le sélectionneur du XV de France Fabien Galthié à décrypté ses choix en conférence de presse, n'éludant aucun sujet.



La présence de six avants et deux trois-quarts sur le banc :
« En titularisant Arthur Vincent suite au forfait de Virimi Vakatawa, nous avions la possibilité de mettre un trois-quarts de plus sur le banc, ou faire monter un avant. Cette option de passer à « 6-2 » avait été étudiée avant l'Angleterre, et nous avons décidé de le faire cette semaine. Il y a deux secondes lignes, avec un profil plus hybride de Boris Palu, qui va couvrir quatre postes, et Romain Taofifenua qui est un pur droitier. On densifie notre banc de touche. Il est important de faire confiance à Romain qui montre un gros investissement depuis trois semaines, une grosse présence, il mérite sa place dans la composition d'équipe. »

Vincent Rattez :
« Il y a une forme de cohérence dans la montée en puissance de Vincent depuis quelques années. Il a été en concurrence avant la Coupe du Monde, il a été rappelé pendant la Coupe du Monde. Aujourd'hui, c'est un joueur important du groupe France. Il a été totalement à la hauteur du rendez-vous face à l'Angleterre, et il n'y avait aucune raison de remettre en question sa présence parmi nous. »

Arthur Vincent :
« C'est un joueur qui a un parcours parfait. Il est passé par les équipes de France, en étant capitaine des U20 champions du monde l'an dernier. Il est présent sur quasiment toutes les feuilles de match avec Montpellier en étant quasiment à chaque fois performant. Il est très performant dans les entraînements avec nous (on a terminé ce matin notre septième entraînement collectif, je remets les choses en perspective). On attend qu'il soit lui-même, qu'il nous apporte ses points forts, sa maturité, sa jeunesse aussi. Il est polyvalent, capable d'être régulateur et accélérateur. Il s'adapte parfaitement à son partenaire et à son demi d'ouverture. Tout semble naturel chez lui, évident. J'en profite pour féliciter son club formateur de Mauguio. »

Bernard Le Roux :
« C'est un formidable coéquipier. Il apporte beaucoup d'énergie au groupe au quotidien. Il fait partie des leaders. Pas mal de joueurs peuvent s'identifier à lui, car il est très vite sur ses appuis, toujours en mouvement. C'est un joueur intelligent, notamment dans les phases de combat. Il est capable de se transformer, comme il l'a fait lors du dernier match. C'est un joueur qui veut gagner. »

La conquête :
« Elle va mettre un peu plus de temps à se mettre en place. C'est un secteur qui concerne tous les joueurs. Nous avons tous envie d'aider et renforcer les joueurs qui sont dans ce secteur de jeu. Dès dimanche, vous allez voir des choses différentes, une progression dans ce secteur. »

La constance :
« La vision que nous partageons avec les joueurs va jusqu'en 2023, pas jusqu'au mois de mars. Le 2 février était une étape essentielle, on avait tous en tête l'importance de ce rendez-vous, avec peu d'entrainements et pas de référence en termes de matchs. Cette étape du 9 février, nous l'abordons avec la même minutie que contre l'Angleterre, et on a même monté le curseur en ce qui concerne la précision, la justesse, le comportement du joueur. »

Le statut de favori contre l'Italie :
« Ça a été un sujet d'une réflexion collective mardi après-midi. On a fait un practice s'appelant « la gestion de la compétition ». Nous avons travaillé sur le sujet pour se préparer du mieux possible par rapport à ce changement de prisme. »

Objectif bonus contre l'Italie :
« L'objectif c'est d'être sincèrement satisfait dans le vestiaire au coup de sifflet final. Nous voulons gagner, nous sommes ambitieux. Nous voulons très vite être en capacité de matcher avec les meilleurs, élever nos standards. Il est impossible de prévoir le scénario d'un match international. Il était impossible de prédire qu'on mènerait 24-0 à la 52eme sous la pluie contre l'Angleterre. »

La frustration des joueurs qui rentrent chez eux :
« Si les joueurs qui portent le maillot bleu performent, c'est parce qu'ils sont dans l'émulation. Ce rythme à 42-28 joueurs nous permet de rester vigilants. Dans les entraînements à haute intensité, tout le monde a la possibilité de montrer son potentiel. Nous pouvons citer des joueurs qui sont repartis et qu'on peut féliciter, comme Jean-Baptiste Gros, Killian Geraci, Louis Carbonel, Baptiste Couilloud...

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