Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 15 juillet 2025 à 20h41
Le capitaine s'imagine bien revenir avec Toulouse après les tests de l'automne. En bleu, il attendra donc 2026.
Antoine Dupont a livré une longue interview à nos confrères de L'Equipe, au Japon où la vedette absolue du XV de France représente le pays pour l'exposition universelle (à Osaka). Il a effectué plusieurs annonces loin d'être anodines, à commencer par la date qu'il imagine pour son retour sur les terrains, après sa rupture des ligaments croisés du genou subie au mois de mars (lors d'Irlande - France au Tournoi des Six nations) : "Huit mois d'arrêt, fin novembre, je me dis que c'est déjà un délai raisonnable pour la blessure que j'ai subie." Dans sa tête, il a déjà tiré un trait sur la tournée de novembre : "Je ne suis pas sûr que ça serait très intelligent de se presser, même si c'est toujours dur de manquer des échéances internationales. Il me reste encore quelques années de carrière, et des genoux, je n'en ai que deux, dont un qui est déjà bien abîmé. Il faut donc que j'en prenne soin."
"Los Angeles, je me laisse l'option"
Surtout s'il compte réitérer l'expérience olympique à VII en 2028... Car oui, Antoine Dupont en parle clairement ! "Vu ce que j'y ai connu, c'est sûr que ça donne envie. Les Jeux d'été de 2028 sont loin et proches à la fois, il se passera beaucoup de choses. Il y a déjà une Coupe du monde 2027 à préparer. Après ça, je verrai comment seront mon corps et ma tête. Mais je me laisse l'option d'essayer de participer à Los Angeles. Défendre un titre, c'est toujours excitant. Et là, je pense qu'on aura toujours le potentiel pour être compétitifs."
Enfin, par rapport à sa notoriété de plus en plus extrême en France, le demi de mêlée du Stade Toulousain assure que ça ne le dépasse pas pour le moment - même s'il avoue mettre des casquettes ou lunettes au restaurant -, peut-être parce que cette notoriété n'est pas venue du jour au lendemain : "Parfois, comme aux Jeux, on peut passer d'un statut de total inconnu à celui d'idole des Français en un jour. Me concernant, ça s'est quand même fait en plusieurs temps." Il y a d'abord eu le Grand Chelem dans le Tournoi des Six nations 2022, la Coupe du monde 2023 et bien sûr Paris 2024 : "C'est tout ce chemin qui fait que j'ai pu m'y habituer, même s'il n'y a rien de rationnel au fait d'être autant reconnu. En tout cas, ça ne m'empêche pas de vivre."














