XV de France : Dans une ambiance très tendue, Novès est revenu sur ses choix pour le Japon

XV de France : Dans une ambiance très tendue, Novès est revenu sur ses choix pour le Japon©Media365
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Thomas MICO, publié le jeudi 23 novembre 2017 à 16h35

Guy Novès a expliqué ce jeudi après-midi en conférence de presse pourquoi il avait décidé de modifier considérablement son équipe pour affronter les Japonais.

 

Guy Novès, comment expliquez-vous les nombreux changements (huit) que vous avez souhaité apporter à votre équipe de départ par rapport à celle qui avait débuté contre l'Afrique du Sud ?
Les changements sont liés à notre gestion du groupe sur l'ensemble du mois de novembre et non pas pour que les gars soient mieux dans leurs têtes. Je l'avais dit en début de tournée et je me tiens à ce que j'ai dit. Sur ces trois-quatre matchs, on voulait voir un maximum de joueurs et leur donner le temps de jeu nécessaire pour avoir une vraie évaluation de l'ensemble des joueurs. On perd d'un point le dernier match, on l'aurait gagné d'un point, ça n'aurait rien changé. Déjà, j'avais envie de voir tous ces joueurs, les voir passer du temps sur le terrain. Certains d'entre eux ont quand même joué le jeu à fond en ayant une attitude constructive et très positive lors du match du mardi. On avait envie de voir tous ces joueurs à l'oeuvre, que ce soit contre le Japon, la Nouvelle-Zélande ou l'Afrique du Sud.

Est-ce cette volonté de gestion du groupe qui vous a poussé à titulariser Baptiste Serin face au Japon, alors qu'il a commis deux erreurs en fin de match samedi dernier ?
Non, même si Baptiste avait fait une très bonne fin de match samedi, il aurait quand même joué d'entrée face au Japon. Cela rentre dans mon souhait de donner du temps de jeu à l'ensemble du groupe.

Si François Trinh-Duc se blesse samedi, qui le remplacera sachant que vous n'avez retenu aucun ouvreur de métier sur le banc face au Japon ?
Baptiste Serin.

Gabriel Lacroix apparaît lui aussi dans votre XV de départ. Qu'est-ce qui vous a poussé à le titulariser ?
J'avais effectivement l'intention de le titulariser sur un des matchs, et notamment le Japon, non pas sur la perf du mardi, mais sur son début de saison et sa saison de qualité l'année dernière. Les circonstances ont fait qu'il n'a pas pu venir avec nous directement pour x raisons. Et, là, j'ai rencontré un garçon qui s'est mis à bosser de manière très sérieuse et avec une envie totale. Sa forme du moment est évidemment importante, mais vous voyez bien que je n'ai laissé absolument personne sur le côté pour ce match contre le Japon.

Vous n'avez conservé qu'un seul trois-quarts par rapport au match précédent, Teddy Thomas. Pourquoi lui ? Est-il le seul joueur de derrière qui vous ait donné satisfaction sur les deux premiers tests ?
Non, il n'est pas le seul. Mais c'est vrai que Teddy a réussi à jouer deux matchs sans se blesser et j'ai le sentiment qu'il est bien dans sa tête et ses souliers. Qu'il fasse encore partie de l'équipe, c'est une forme de récompense pour lui, il n'y avait aucune raison de l'écarter.

Avez-vous tenu compte pour bâtir votre XV de départ face au Japon des points marqués par certains joueurs face à l'équipe B de Nouvelle-Zélande ?Comme c'est le cas notamment de Sekou Macalou...
Vous avez vu à quelle vitesse les joueurs peuvent marquer ou perdre des points. Il suffit de perdre un match d'un point pour que des joueurs perdent des points, mais dans ma tête, non. Dans ma tête, ce qui est important, c'est de ressortir au moins de ce mois de novembre avec pour la plupart, et pour nous surtout, des idées claires sur le potentiel du rugby français.

Doit-on comprendre que vous auriez pu aligner une meilleure équipe face au Japon ?
Vous comprenez ce que vous voulez. De toute façon, parfois, vous comprenez des choses que je ne comprends même pas moi-même. Alors comprenez ce que vous voulez.

Avez-vous le sentiment de devoir absolument gagner pour vous rassurer ?
A partir du moment où l'on joue un match international, on n'est pas là pour essayer de penser à ceux que l'on a déjà joués, ou que l'on a réussis ou loupés. On est là pour essayer de respecter nos engagements et de donner le meilleur. Mais il n'y a pas plus d'obligations aujourd'hui qu'hier. De toute façon en ce qui me concerne et en ce qui concerne notre équipe. Je suis convaincu que les gars donneront le meilleur samedi soir. Après, vous serez les seuls juges.

Une défaite face au Japon pourrait-elle remettre en cause votre avenir à la tête du XV de France ?
Et avant de parler de gagner ou d'avoir des résultats avec un jeu léché, on va essayer de gagner un match  et, surtout, de respecter cette équipe qui, comme elle a pu battre l'Afrique du Sud, est une équipe capable de nous battre. Pour ce qui est du reste, je n'ai rien à vous dire. Après, sincèrement, j'ai traversé des périodes où la défaite soldait le week-end. Le lundi, même dans mon club (Toulouse), qui a gagné plus de titres que tous les autres clubs, j'ai rarement vu de climat serein. Après une défaite, il y a toujours non pas une sorte de remise en question, mais les gars s'auto-sanctionnent eux-mêmes, parce qu'ils sont conscients les uns et les autres, et nous avec eux, des lacunes qui ont été proposées. Ensuite, le boulot, c'est évidemment de leur laisser digérer leur défaite ou leur victoire, parce qu'il faut avoir là aussi une certaine habitude pour gérer les victoires, qui sont quelques fois plus dures. Il faut laisser le temps de la digestion, comme pour tout sportif de haut niveau qui met un genou au sol et qui remonte. L'important, ça sera que les joueurs de samedi soient bien dans leurs têtes ou au mieux pour aborder ce match international.

Que craignez-vous chez cette équipe du Japon ?
Ce que l'on craint habituellement d'un adversaire qui a déjà prouvé ses qualités de vitesse, d'organisation et de discipline. Un adversaire capable de produire un rugby total, mais aussi de marquer sur des ballons portés et près des lignes, un adversaire solide en mêlée, fort sur des basiques, et qui a mis les plus grosses équipes du monde quelques fois au sol, soit en gagnant soit en perdant de peu, et en marquant quoi qu'il arrive un grand nombre de points. On est fiers de jouer contre une équipe du Japon qui prépare sa Coupe du Monde de belle manière.

Un dernier mot, concernant Morgan Parra, très bon depuis le début de la saison, mais que vous n'avez pas retenu depuis votre prise de fonctions ?
On verra dans quelques mois. Je ne suis pas quelqu'un qui a envie de me priver de tel ou tel joueur. Il y a des joueurs qui n'étaient pas là au début de l'aventure et qui au gré des blessures, puisqu'il y a eu quand même pas mal de blessures, ont eu l'opportunité de revenir. Et on n'a écarté absolument personne, donc que ce soit Morgan ou un autre, aucune porte n'est fermée.











 
7 commentaires - XV de France : Dans une ambiance très tendue, Novès est revenu sur ses choix pour le Japon
  • Trinh-Duc joue 3 minutes. Parra ne joue pas.
    Les jeunes jouent ; les anciens sont sur le banc.
    On veut finir en beauté contre le japon ?
    Aussi ont fait tout l'inverse...
    Novès n'est plus au niveau pro.

  • Continuons avec des esclaves fidjiens, neoZ, sud af… des la fédérale et nous seront bientôt sous l'Italie et peut être plus invité dans le tournoi des 6 nations nous gagnerons alors peut être contre l'Espagne, le Portugal difficilement contre la Georgie…
    Il faut vite remettre nos jeunes au jeu de ballon, arrêter avec le melon.

  • je le croyais meilleur ce noves mais je le vois pire que tout il commencait a pourrir le stade toulousain et la il fait pareil il serait de bon ton que la france perde expres contre le japon pour le virer

    N'importe quoi !
    il faut consulter d'urgence un ophtalmo, ou retirer la merde que vous avez dans les yeux.
    le Stade Toulousain a toujours participé aux phases finales du championnat sous son ère.
    Les résultats européens en témoignent également .
    Le problème est que dans le rugby Français l'apport massif de joueurs étrangers empêchent les jeunes de progresser ,et les présidents des clubs se sont engouffrés dans la brèche ouverte par cette réglementation.
    Si on veut retrouver un rang digne, il faut revoir certaines choses.

  • On voit la limite de Novès, prof d'eps : prof un jour, prof toujours. Il veut laisser du temps de jeu, de l'expérience, même aux plus mauvais (on ne citera personne) du temps de jeu pour progresser, au risque d'y perdre son poste en perdant tous ses matches.

    Regardez son palmarès de prof d'eps comme vous dites !
    Il fait avec les moyens à sa disposition.
    Votre analyse à deux balles ne tient pas la route.

    oui il fait comme les socialos il faut etre gentil avec tous meme avec les chevres

    Loulou nous fait un commentaire digne du café du commerce ! Quand à pasdupe, il ne connait pas le palmarès de Novès, sans doute ; ou bien serait ce de la mauvaise foi ? Ou bien un peu de jalousie pour les profs ?
    Dans le 2 cas, rien à voir avec le rugby

    tu as tout a fait raison . il est tres limite comme entraineur.tous les titres qu il a gagne n ont pas plus de sens que ca. a cette epoque il n y avait que le stade toulousain qui pillait tous les clubs c etait le seul club riche. comme lyon au foot debut annees 2000 les derniers entraineurs champions santini le guen perrin. vous les avez revu depuis?comme les entraineurs qui arrivent au psg c est pareil . alors arretez avec noves c est la pire cata depuis 2 ans

    Pour goupil18 et loulou_15
    A quand votre livre "le rugby pour les nuls" ah! excusez moi je voulais écrire "les nuls pour le rugby".

  • Pourquoi pas avoir laisser Belleau on change tout le temps Pourquoi mettre Serin a l'ouverture en cas de blessure du demi chacun a son poste cela commence le n'importe quoi

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