XV de France : Charnière maintenue, Lauret et Guitoune hors du groupe, continuité... L'analyse de la composition contre l'Ecosse

XV de France : Charnière maintenue, Lauret et Guitoune hors du groupe, continuité... L'analyse de la composition contre l'Ecosse©Media365

Thibault Laurens, publié le mardi 20 août 2019 à 15h00

Après avoir plutôt aisément remporté le premier test match face à une équipe d'Écosse remaniée, les Bleus devraient disputer une rencontre beaucoup plus âpre ce samedi à Édimbourg. Pour cela, Jacques Brunel a choisi de miser sur la continuité en n'effectuant que quatre changements dans son XV de départ. Avec quelques éléments notoires à souligner.

Écosse-France, deuxième acte. Dans le sillage de sa préparation à la Coupe du Monde au Japon (20 septembre - 2 novembre), le XV de France se déplacera à Édimbourg, ce samedi, pour son deuxième test-match. Mais après une victoire probante contre ces mêmes Écossais samedi dernier, d'aucuns pensaient que Jacques Brunel allait faire tourner son effectif afin de « voir un maximum de joueurs » avant le début du Mondial. Finalement, le sélectionneur des Bleus a reconduit, en grande majorité, les hommes présents à l'Allianz Rivieira.

Dupont-Lopez, deuxième concluante ?


Titularisés pour la première fois côte à côte, Antoine Dupont (22 ans, 15 sélections) et Camille Lopez (30 ans, 23 sélections) ont réalisé une prestation correcte. L'organisation collective des Bleus et le jeu axé sur le mouvement prôné par Jacques Brunel et son staff ont été initiés par les deux hommes. Mention spéciale pour le Toulousain, qui a rendu une très belle copie. Propre sur les sorties de camp, l'un des gros points faibles de l'équipe de France, notamment lors du dernier Tournoi des Six Nations, le demi de mêlée a conclu sa rencontre par un essai. Toujours disponible, son alternance a également été précieuse. Quant au Clermontois, sa prestation est entachée par ses échecs face aux perches (3/6). Mais la présence de Thomas Ramos (24 ans, 5 sélections) samedi, titularisé à l'arrière, pourrait le délester du rôle de buteur. L'ouvreur pourrait alors se concentrer sur l'animation offensive.

En troisième ligne, on prend (quasiment) les mêmes et on recommence



Comment aurait-il pu en être autrement ? Tout bonnement exceptionnels lors de la victoire contre l'Écosse, Gregory Alldritt (22 ans, 6 sélections) et Charles Ollivon (26 ans, 7 sélections) ont crevé l'écran. Initialement, les deux hommes ne sont que des simples « réservistes » dans la liste des 37 de Brunel. Mais sur le terrain, le Rochelais et le Toulonnais ont démontré tout le bien qu'ils pouvaient apporter aux Bleus. Entre le tracteur Alldritt, capable de se proposer dans la ligne d'attaque et de répéter les courses à haute intensité, et l'aérien Ollivon, plaqueur hors-pair et techniquement au-dessus de la moyenne, l'équipe de France détient deux joyaux à polir. Jacques Brunel espérait probablement titulariser des éléments comme Wenceslas Lauret ou Yacouba Camara lors du deuxième duel contre le XV du Chardon. Cependant, le match XXL livré par Alldritt et Ollivon a sans doute changé les plans du staff. Une très bonne chose pour les deux Français qui vont pouvoir peaufiner leurs automatismes à Murrayfield et qui évolueront aux côtés d'Arthur Iturria (25 ans, 11 sélections), titularisé à la place de François Cros. Pour autant, le troisième ligne toulousain devrait avoir l'occasion de se remontrer, lui qui a accompli un très gros travail, particulièrement dans les tâches obscures, à Nice.

Guitoune, Lauret et Belleau toujours écartés



S'il n'est jamais bon de tirer des conclusions hâtives alors que les test-matchs sont l'occasion pour le sélectionneur d'essayer un maximum de joueurs, la situation de Sofiane Guitoune (30 ans, 5 sélections), Wenceslas Lauret (30 ans, 23 sélections) et Anthony Belleau (22 ans, 12 sélections) peut interloquer. Une nouvelle fois, les trois hommes ne sont pas présents sur la feuille de match. Pourtant, beaucoup se languissaient du retour du trois-quarts centre des Rouge et Noir en équipe de France, incontestablement l'un des grands messieurs du vingtième Bouclier de Brennus décroché par Toulouse. Quant au Racingmen, il semble payer l'émergence d'une génération prête à prendre le pouvoir en troisième ligne. Pourtant, son abattage et ses qualités de plaqueur-gratteur s'avèrent toujours précieux. Enfin Anthony Belleau fait lui aussi les frais d'une concurrence extrêmement féroce. Face à la polyvalence de nombreux trois-quarts des Bleus, le Toulonnais paraît avoir un temps de retard. Quoi qu'il en soit, il restera à plusieurs éléments du groupe une dernière rencontre pour bouleverser la hiérarchie. Les Bleus recevront l'Italie, le 30 août prochain au Stade de France.

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