Tournoi des 6 Nations - XV de France - Guirado : " Le pays du Galles, c'est du très costaud "

Tournoi des 6 Nations - XV de France - Guirado : " Le pays du Galles, c'est du très costaud "©Media365
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Nicolas BERTÉ, publié le vendredi 17 mars 2017 à 19h31

Même si le XV de France a bien l'intention de faire le plein à domicile après sa victoire face à l'Ecosse, Guilhem Guirado ne cache pas qu'il s'attend à un match extrêmement difficile à gagner contre le pays de Galles, samedi au Stade de France. Le capitaine des Bleus redoute en premier lieu la défense galloise.



Guilhem Guirado, comment abordez-vous ce dernier rendez-vous, à domicile face au pays de Galles ?
Cette édition 2017 est particulière et très homogène. Avec deux équipes qui se détachent : l'Angleterre, qui est invaincue, et l'Italie, qui n'a toujours pas réussi à gagner un seul match. Après, au milieu du tableau, c'est très serré, et de la deuxième à la cinquième place, ça va se jouer sur le dernier match. Il est donc très décisif pour nous. On a la chance de le jouer chez nous. On a fait voyager les supporters dans toute l'Europe pendant cette édition, du coup, on est prêts à finir ce dernier match à domicile, contre le pays de Galles à Paris.

Comment prépare-t-on un match contre une équipe qui met autant d'intensité ?
Forcément, on va déjà se préparer à bien défendre, car au niveau de la collision, ça va taper très fort. On est avertis. Après, on sait qu'il faudra être vraiment patient pour absorber leur temps de jeu au maximum. Ces matchs-là se jouent sur des détails, on le sait. Quand on le dit, ça fait souvent rire, mais si je fais référence au match pays de Galles-Angleterre, où les Gallois étaient dans le match jusqu'à la 78eme minute et ils méritaient de gagner, mais ils tapent en touche, et ça fait contre-attaque et essai. A contrario, contre l'Irlande, ils ont pris énormément de séquences défensives, ils ont subi, tenu. Et l'essai refusé à la 75eme leur permet d'aller chez les Irlandais et de marquer un autre essai, qui leur a donné la victoire. Le niveau des Gallois est intense. C'est une équipe qui a acquis beaucoup de constance et, même s'il n'est plus là, l'apport de Warren Gatland leur a fait le plus grand bien. Et pour connaitre Leigh Halfpenny, je sais la constance qu'ils peuvent mettre et la rigueur qu'ils peuvent avoir en équipe nationale.

Avez-vous identifié des possibilités de mettre à mal la défense galloise ?
C'est l'une des meilleures défenses d'Europe, voire du monde. Les Anglais ont réussi à marquer à la dernière minute sur une contre-attaque, mais, sinon, il y a très peu de failles. On sait que ça va être compliqué, qu'il faudra être patient, tenir le ballon, et que les occasions d'essai seront rares. Il ne faudra surtout pas les manquer, comme on a pu le faire ces derniers temps. Il faudra être vigilant, concentré, mais on sait que ça va vraiment être du très costaud.
Guirado : « On a quand même fait de très bons bouts de matchs »
Qu'attendez-vous de votre banc sur ce match ?
Le banc fait souvent des différences. C'est pour ça que l'on n'appelle plus ça les remplaçants, mais les entrants en jeu, car ils ont un rôle prépondérant. Dans ces dernières minutes, toutes les décisions comptent, et toutes les pénalités sont dangereuses pour une équipe comme pour l'autre. Guy (Novès) y fait référence, parce que les matchs se jouent souvent sur ça. Le banc est plutôt bien préparé, avec des joueurs d'expérience aussi. On sait que c'est vraiment en équipe qu'il faudra agir demain (samedi), et non pas attendre de prendre un essai, comme on l'avait fait en Italie, pour se mobiliser et reprendre le fil du match.

Sur les cinq dernières rencontres, vous n'avez marqué que deux essais aux Gallois. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
Cela montre que leur système défensif est plutôt bien en place (il sourit) et que c'est l'une des plus grandes équipes du monde et surtout d'Europe, donc il va falloir être patient. On a eu beaucoup d'occasions la semaine dernière, on en a peut-être loupées deux ou trois, voire quatre. On n'aura pas le droit de rater ce genre d'occasions, si jamais elles se présentent. Mais sans vouloir décrier cette équipe d'Italie, on a eu beaucoup de chance de se procurer des occasions comme on l'a fait samedi dernier. On a changé un peu d'optique et on sait que ça va être très difficile, notamment physiquement. On s'est préparé en conséquence cette semaine, avec beaucoup d'intensité au niveau du bouclier. Je pense qu'on est prêt pour ce match, et j'espère qu'on le sera.

Avez-vous évoqué le classement mondial ?
Non, pas du tout. On reste concentré sur ce tournoi, qui a été long, difficile, et où on a quand même fait de bons matchs et de très bons bouts de matchs, mais on a quand même manqué de constance et de régularité. On va s'attacher à être le plus précis possible pendant ces 90 minutes, car on sait que c'est une équipe qui est programmée et qui est très dangereuse. Même s'il n'y a pas trop de fulgurances, c'est une équipe qui fait mal à l'adversaire.

La différence avec l'année dernière, c'est qu'il y a une équipe stable, avec une charnière...
Forcément, il faut laisser un peu de temps pour que l'équipe se construise, car ça ne se fait pas du jour au lendemain. On a envie de le valider à travers ce résultat qui déterminera notre place au classement. On est concentré sur ce match, on pense uniquement à ce match, et on a envie de valider (sic) à travers ce match.
Guirado : « La fusion ? Nous, on prend du recul »
De l'extérieur, on a parfois eu le sentiment contre l'Italie que le ballon tardait à sortir. A quoi est-ce dû, selon vous ?
Par rapport à ce match, il y avait beaucoup d'interrogations. On avait travaillé en conséquence par rapport à ce que les Italiens avaient fait contre l'Angleterre, donc il y avait quelques repères à trouver par rapport à ça. On a récupéré deux-trois pénalités, parce que les Italiens n'ont pas réussi à jouer comme ils l'avaient fait contre l'Angleterre. Mais c'était voulu et travaillé pour. Comme je dis souvent à la charnière : c'est nous qui imposons le rythme et nous qui jouons à notre vitesse, car le plus important, c'est d'avoir du soutien et de la continuité. Malheureusement, on a fait tomber quelques ballons, donc on va se concentrer dès cette après-midi (vendredi) pour faire un bon dernier match.

C'est un point qui revient souvent, mais vous avez un calendrier beaucoup plus dense que ces équipes anglo-saxonnes...
(Il coupe) Effectivement, mais cette année, on a eu quand même une préparation assez similaire. Beaucoup de joueurs ont eu la chance de se préparer en conséquence par rapport à ce tournoi. Et, surtout, on a réussi à avoir des plages de récupération un peu plus intenses que l'on avait auparavant. Je fais surtout référence aux matchs entre les tournois, que l'on n'a pas joués avec nos équipes, à part les joueurs qui manquaient de temps de jeu. Par rapport à ça, on a été vraiment bien préparés physiquement. Il n'y a donc pas d'excuse par rapport à ça, et ça doit se ressentir un peu sur la fraîcheur physique aujourd'hui, si l'on arrive à enchaîner et à faire de bons matchs, c'est un peu grâce à ça. Les adversaires finissent mieux que nous ? Contre les Anglais, je crois qu'ils n'étaient pas bien physiquement jusqu'à la 70eme (il sourit), mais leur banc a fait la différence. Contre les Irlandais, oui, sûrement. Mais bon, les matchs se jouent souvent sur de petits détails. En Irlande, on n'a pas bien géré, mais ce match est passé, il nous a servi de leçon, et on a su rebondir contre l'Italie. Chaque match est différent, c'est pour ça que la remise en question est permanente. Et si l'on veut gagner contre le pays de Galles, il faut que l'on ne se concentre que sur le pays de Galles.

La fusion entre le Racing 92 et le Stade Français en marge de ce rassemblement des Bleus a-t-elle impacté la préparation pour ce match face aux Gallois ?
(Il sourit) Forcément, on ne peut pas dire aujourd'hui que l'on n'est pas au courant de la situation, mais je fais plutôt référence à tous les faits divers qu'il y a en ce moment dans le rugby et qui salissent un peu l'image de notre sport. J'englobe tout, donc il y a du lien direct, et je fais référence là à tous les joueurs qui sont concernés et, forcément, à cette fusion. Nous, on prend du recul. On en a parlé, forcément, parce que c'était au goût du jour, mais on n'a pas fait que ça. On a parlé uniquement du match du pays de Galles. On sait que ce sont des situations complexes à vivre, mais j'ai envie de vous dire que c'est le rugby, et que c'est l'évolution depuis pas mal d'années. En professionnel que l'on est, on en a parlé entre nous, mais on l'a mis de côté et à partir de mardi, on est resté concentré pour le match, car ce sont des choses que l'on ne peut pas gérer. On laisse les dirigeants prendre soin de cette situation.

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