Tournoi des 6 Nations - XV de France - Brunel : " On voulait être très près, on l'a été, mais ça nous donne des regrets "

Tournoi des 6 Nations - XV de France - Brunel : " On voulait être très près, on l'a été, mais ça nous donne des regrets "©Media365

Rédaction Sport365, publié le dimanche 18 mars 2018 à 10h56

Sentiment très partagé pour Jacques Brunel à l'issue de la défaite, cruelle, face au pays de Galles. Ravi que son équipe ait tenu tête aux meilleures équipes du Tournoi, le sélectionneur français regrette qu'elle n'ait pas mieux matérialisé sur le plan comptable son comportement très encourageant pour la suite.

Jacques Brunel, comment avez-vous accueilli cette défaite d’un point contre le pays de Galles ?

On était déçus, parce que, encore une fois, c'est un match que l’on peut gagner. Dans ce tournoi, on s’aperçoit que l’on a été plusieurs fois en position de gagner. On a été très près contre l’Irlande, très près encore contre le pays de Galles. C’est une déception. En même temps, on a mis aussi en avant l’état d’esprit du groupe, l’engagement que tous les joueurs ont mis dans ce tournoi, la cohésion qui s’est formée dans cette équipe. Et sur ces fondations-là, je pense que l’on va pouvoir bâtir quelque chose.

Comment analysez-vous ce Tournoi des 6 Nations pour votre équipe ?

Je l’avais annoncé au début du tournoi : on veut se rapprocher et être près des meilleurs. On ne sait pas exactement ce que l’on va faire quand on entame le Tournoi, mais que l’on soit près des meilleurs. Il s’avère qu’on l’a été, près des meilleurs, mais, en même temps, le fait d’être très près nous donne des regrets, parce que deux points d’un côté, un de l’autre, cela ne fait pas beaucoup de points qui peuvent faire basculer un classement. Et au-delà du classement, qui peuvent accentuer la confiance.

Dressez-vous malgré tout un bilan satisfaisant ?

Le bilan est à la fois satisfaisant et pas satisfaisant. Il nous manque peu de choses, mais il va falloir être capable de les améliorer rapidement. Mais on a une assise de joueurs, technique, et surtout un état d'esprit qui peut faire penser qu'on va progresser rapidement.

Brunel : « Qui aurait pensé que l’on pourrait battre l’Irlande et le pays de Galles ? »

Etes-vous dans l’objectif que vous vous étiez fixé ?

Le Tournoi réserve des surprises chaque année, il est magique pour ça. On ne sait pas trop ce qu’il va se passer. Qui aurait parié que l'Angleterre finirait cinquième ? Qui aurait pensé que l'on pourrait peut-être battre l'Irlande et battre peut-être le pays de Galles au pays de Galles. Personne ne pouvait miser là-dessus. Ça fait partie de cette magie du Tournoi et aussi des ambitions que l’on avait au départ, d’être très près des meilleurs, on l’a été. On n’a pas réussi à faire basculer le score en notre faveur, certainement que l’on a encore manqué d’efficacité sur certaines zones, mais on est très près. Notre ambition avant le match, c’était d’être encore en course à la fin du match pour gagner cette partie, et on l’a été, jusqu’à la fin. Maintenant, il va falloir mieux finir les matchs.

Sur quelles certitudes pensez-vous pouvoir vous appuyer pour continuer d’avancer ?

Déjà, une bonne défense. On a cherché à entreprendre (contre le pays de Galles), on marque un très bel essai. On a aussi la possibilité de rescorer (sic) quand Yacouba (Camara) se blesse, et en deuxième mi-temps Pelissié fait un en-avant à l'entrée des 22 mètres. On a aussi lancé plusieurs fois après les touches dans de bonnes conditions. Mais la défense galloise nous a gênés.

Comment voyez-vous la suite, notamment avec cette tournée de juin qui interviendra après une saison éprouvante pour les joueurs ?

Les joueurs ont le club et l’équipe nationale, donc on va essayer d’entretenir dès lundi les relations avec les entraîneurs et les clubs pour faire le débriefing du tournoi. Et on va aller directement dans les clubs rencontrer les joueurs faire un débriefing avec leurs entraîneurs sur cette période-là et entretenir le lien jusqu’à la tournée de juin, qui va être importante et difficile, avec deux équipes qui vont la faire, ainsi que les Barbarians. On connait la difficulté de cette période-là, mais l’excitation que procure l’adversaire doit être plus importante que la petite fatigue que l’on peut jusqu’à la fin de saison.

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