Mort de Dominici - Jean-Marie Dominici : " Il souffrait beaucoup "

Mort de Dominici - Jean-Marie Dominici : " Il souffrait beaucoup "©Media365

Faraj Benlahoucine, Media365 : publié le mercredi 24 novembre 2021 à 16h45

Un an jour pour jour après le décès de Christophe Dominici, le père de l'ancien international français s'est confié dans les colonnes du Parisien. La tristesse et la douleur demeurent toujours vives.



Ancien grand ailier du XV de France, grand artisan entre autres du succès légendaire des Bleus en demi-finale de Coupe du monde contre la Nouvelle-Zélande de Jonah Lomu en 1999 (43-31), Christophe Dominici avait disparu tragiquement le 24 novembre 2020 à l'âge de 48 ans. Sa chute fatale du toit d'un bâtiment au Parc de Saint-Cloud demeure toujours aussi mystérieuse bien que l'affaire a été classée. La thèse de l'accident a été retenue. Une possibilité accréditée par le père de l'ex-joueur, Jean-Marie Dominici, qui a accepté de répondre à nos confrères du Parisien ce mardi, la veille de la date anniversaire du décès de Christophe.


"Pour moi, c’est un accident. Il n’avait rien laissé, pas de mot, rien. Il aimait trop ses petites ( ses filles Kiara, 14 ans, et Mya, 11 ans, ndlr), il tenait trop à sa mère, à son père. Il n’était pas bien et il est tombé. S’il avait voulu se suicider, il se serait jeté sous un train" a affirmé Jean-Marie. Proche de son fils, le Varois a également confié la détresse de son fils ainsi que son mal-être qu'il a pu constaté durant trois mois. Une période de convalescence, précédant le drame, passée auprès de ses parents, témoins impuissants. "C'est moi qui lui donnais ses médicaments tous les matins. Il fallait l'entourer constamment" a notamment dévoilé le père de l'ancien joueur du Stade Français.


Il a ensuite poursuivi en décrivant plus profondément la nature des maux qui rongeaient Christophe. "Il souffrait beaucoup. Aujourd’hui, il ne souffre plus. Il avait déjà fait une dépression juste après la Coupe du monde 1999. Il était bien reparti et puis elle est revenue, là. Il y a eu cette histoire de reprise du club de Béziers. Il était beaucoup trop passionné. Des gens l’ont berné. Il a été trop déçu. Il y a eu la pandémie aussi et le confinement qui ont ralenti ses affaires." Autant de soucis précipitant la fin tragique d'un joueur fantastique. Mais aussi d'un homme fabuleux. La vague d'hommages ce mercredi est à la hauteur de sa grandeur, à commencer par les tweets de France Rugby et de son président, Bernard Laporte.

"Il est sur le fond d’écran de mon portable"

"Vendredi, on a dîné entre anciens du Stade (Français, ndlr). Sans lui, ce n’est plus pareil. Il était l’animateur de ce genre de repas. Maintenant, on rigole moins et on se couche plus tôt" a confié à son sujet Sylvain Marconnet avec qui il a joué dans la capitale et en équipe de France. "Je vis encore avec lui. Je pense tout le temps à lui. Il est sur le fond d’écran de mon portable, donc je le vois plusieurs fois par jour" a pour sa part soufflé son ancien président à Paris, Max Guazzini.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.