Mondial 2019 - Brunel : " Nous sommes naturellement favoris "

Mondial 2019 - Brunel : " Nous sommes naturellement favoris "©Media365

Aurélien CANOT, publié le jeudi 20 septembre 2018 à 12h08

"L'équipe de France l'est naturellement, même si aujourd'hui, c'est un peu moins vrai au vu de ses résultats." A un an pile du début de la prochaine Coupe du Monde, le 20 septembre 2019 au Japon, Jacques Brunel considère le XV de France comme un favori naturel du tournoi, et ce en dépit de ses trois défaites face à la Nouvelle-Zélande en juin dernier ou de son Tournoi des Six Nations très décevant du début d'année (4eme place, deux victoires uniquement).

Pour le sélectionneur français, l'histoire des Bleus fait notamment que les Tricolores débuteront la compétition avec l'étiquette de potentiel prétendant au titre dans leur dos, comme cela avait été le cas pour l'équipe de France de football en Russie l'été dernier, avec le triomphe que l'on connaît pour la bande à Didier Deschamps. D'ailleurs, Brunel ne cache pas qu'il est tentant de s'inspirer du succès magistral de ses voisins footballeurs, rentrés avec une deuxième étoile. "Nous sommes obligés d'en tenir compte, avoue l'ancien coach de Bordeaux-Bègles dans les colonnes du journal Le Parisien ce jeudi. Tout a été réussi : sa construction, son fonctionnement, l'image qu'elle (l'équipe de France de football) a donnée. Il faut s'en inspirer. Chacun peut y trouver des recettes. Il y a obligatoirement des similitudes entre nos deux sports. Une des clés est la construction du groupe. Des choix clairs ont été faits. Ce sera pareil pour nous."

Brunel : "Le rugby n'est pas plus dangereux qu'un autre sport"


Le sélectionneur du XV de France devrait d'ailleurs bâtir son groupe en se référant à des critères similaires à ceux sur lesquels Didier Deschamps avait basé le sien pour obtenir l'homogénéité et la complémentarité qui ont notamment contribué à propulser les Bleus du ballon rond sur le toit du monde le 15 juillet dernier. "Nous allons nous attacher à juger non seulement la qualité des hommes qui le composeront, mais aussi la manière de vivre à l'intérieur car la compétition plus la préparation, ça fait long. Il ne faut pas se tromper." "Il ne faut pas que tout repose seulement sur quelques identités trop fortes, précise Brunel. Il faut des alternatives car on ne peut pas résonner en termes d'équipe-type, c'est trop aléatoire." Les absents de dernière minute lors du dernier Tournoi des Six Nations abreuvent d'ailleurs dans le sens du successeur de Guy Novès à la tête du XV de France. "Je voulais Parra et Lopez à la charnière pour commencer le Tournoi, se souvient Brunel. Ils se sont blessés, j'ai dû aligner Dupont et Jalibert, qui n'ont joué que trente minutes avant d'être écartés pour toute la saison." Des blessures qui amènent l'interviewé à évoqué l'image du rugby, considérée comme un sport de plus en plus violent et dangereux. Jacques Brunel n'est pas d'accord. "Il ne l'est pas plus que d'autres sports. Le stigmatiser après le décès d'un joueur (Louis Fajfrowski) alors que l'on n'en connaît pas encore les causes, ça me gêne (...) On a mis l'accent dessus à juste titre, mais je ne sens pas que l'image du rugby se soit dégradée."

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