Le prochain sélectionneur sera français

Le prochain sélectionneur sera français©Media365
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Aurélie SACCHELLI, publié le vendredi 12 avril 2019 à 17h23

Le référendum effectué au sein des clubs amateurs de rugby français a livré son résultat ce vendredi : ils ne veulent pas, à 59%, d'un sélectionneur étranger à l'issue de la Coupe du Monde 2019. Le président de la Fédération française de rugby Bernard Laporte a assuré qu'il respecterait ce choix.

Cette fois, le débat est clos ! Le prochain sélectionneur du XV de France sera français ! Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, avait souhaité que les clubs amateurs donnent leur avis sur ce sujet qui fait débat depuis plusieurs mois, depuis que le XV accumule les mauvais résultats et semble s'enfoncer un peu plus chaque année, alors que la France accueillera la Coupe du Monde dans un peu plus de quatre ans. Le référendum, qui s'est déroulé par vote électronique, a livré son résultat ce vendredi. Ils sont 51% à avoir répondu à la consultation, et sur ces 51%, 59% ont répondu qu'ils ne voulaient pas voir de sélectionneur étranger à la tête du XV de France, alors que 41% y étaient favorables.

Laporte "Remporter la Coupe du Monde en 2023"

« C'est important pour moi de donner la parole aux clubs, a réagi Bernard Laporte. Depuis deux années, la FFR a pris un tournant de démocratisation. Nous avons installé la démocratie directe, et le référendum pour associer les clubs aux décisions importantes. Le XV de France appartient d'abord aux clubs de rugby amateur qui forment nos futurs joueurs internationaux. La préparation de la Coupe du Monde 2023, dont nous sommes fiers d'avoir remporté l'organisation en France, est une belle occasion de les associer au choix du futur sélectionneur. La question de la nationalité française ou étrangère du sélectionneur du XV de France est parfois un débat pour les initiés et les passionnés. Pour définir cette orientation, les clubs ont été 59% à ne pas souhaiter un sélectionneur de nationalité étrangère. Je me réjouis de cette expression démocratique et bien sûr, je respecterai ce choix. Nous pouvons avancer sereinement pour construire les conditions nécessaires avec l'objectif de remporter la Coupe du Monde en 2023. »

Le sélectionneur nommé cet été

Récemment, Bernard Laporte avait annoncé qu'il dévoilerait le nom du futur sélectionneur avant la Coupe du Monde au Japon, où Jacques Brunel vivra donc ses derniers matchs à la tête des Bleus. Place ensuite à un nouveau cycle, avec en point de mire la Coupe du Monde à domicile. Warren Gatland, Joe Schmidt ou encore Eddie Jones peuvent ranger leur CV, alors que Fabien Galthié, le duo Laurent Travers/Laurent Labit, Franck Azéma ou encore Pierre Mignoni peuvent préparer le leur...

Malgré le "non", Laporte n'est pas déçu 

Interrogé sur RMC suite au résultat de cette consultation référendaire, le président de la Fédération française de rugby ne semble pas déboussolé pour autant : « Je n'étais pas déçu. Je ne voulais pas que ce soit le fait du prince, d'où l'idée du référendum. J'ai vu les désaccords en bureau fédéral. Pourquoi est-ce que c'est moi qui devais décider ? J'ai voulu l'aval des clubs français. S'ils ne sont pas d'accord, on ne le fait pas » a-t-il déclaré avant de se projeter sur la nomination du futur sélectionneur des Bleus :« Je l'ai redit au bureau fédéral ce matin, il faut aller vite, des entraîneurs sont en club. » 

Un choix qui ne doit cependant pas céder sous la précipitation, d'autant que le futur patron du XV de France « prendra les affaires en main dès le 1er janvier 2020. » Que les supporters français se rassurent, Bernard Laporte a tout de même planché sur l'arrivée d'un technicien français en cas d'échec lors du référendum : « Depuis un certain temps, j'ai des entraîneurs français au téléphone », sans pour autant citer de noms mais en rappelant tout de même que son choix numéro un se portait sur Joe Schmidt. « J'ai vu que beaucoup de gens parlaient à ma place. Mon choix numéro un, ce n'était pas Warren Gatland, c'était Joe Schmidt, parce qu'il parle français comme vous et moi. Il a entraîné Clermont. J'ai vu les cinq entraîneurs étrangers mais je ne me suis engagé avec aucun. Sur les cinq, il y en a deux qui m'ont dit qu'ils ne pouvaient pas. Je suis entré en discussions mais je leur disais : "On va faire un référendum. Vous êtes une possibilité, est-ce que ça vous intéresse ?" Il y en a que j'ai revu une deuxième fois. » a-t-il confirmé.

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