France : Dubois sort du silence

France : Dubois sort du silence©Media365

Lucas Bertolotto, publié le lundi 09 avril 2018 à 15h20

Quelques mois après avoir été limogé du XV de France, l'ancien adjoint de Guy Novès, Jean-Frédéric Dubois, est sorti de son silence dans les colonnes de Midi Olympique.

« J’ai encore un peu de mal à l’accepter » a déclaré Jean-Frédéric Dubois dans les colonnes de Midi Olympique ce lundi. Adjoint de Guy Novès entre 2015 et 2017 à la tête du XV de France, celui qui était en charge des trois-quarts est difficilement revenu sur son éviction, quelques semaines avant le Tournoi des VI Nations 2018. Pourquoi maintenant ? Pourquoi pas plus tôt ? Dubois a répondu à cette question avant d'évoquer de nombreux sujets : « Il me fallait du recul et un certain apaisement pour pouvoir m’exprimer. Je voulais aussi d’abord régler mon différend avec la FFR pour passer à autre chose et faire mon deuil. » Une fois les bases posées, l'ancien entraîneur du Stade Français a accepté de revenir sur ce moment douloureux : « Franchement, au risque de paraître naïf, je ne m’y attendais pas. Vraiment pas. On avait la confiance du président Bernard Laporte et, à mon souvenir, jamais un staff n’avait été écarté de quelque manière que ce soit en plein milieu de mandat et à deux ans d’une Coupe du Monde. Il me semble que sur le plan de jeu, des progrès avaient été réalisés et le Tournoi 2018 nous laissait plein d’espoirs avec un calendrier plutôt favorable. »

De la déception et des regrets

Plus de trois mois après cette nouvelle, Jean-Frédéric Dubois évoque encore le mondial japonais qu'il ne pourra pas disputer : « Je l’ai donc mal vécu. Très mal. Je ne veux pas revenir sur la façon dont cela s’est passé mais je ne vais pas vous mentir : je suis passé par tous les sentiments, à commencer par la colère, l’aigreur, l’injustice. J’aurai longtemps ce goût d’inachevé mais maintenant je me tourne vers l’avenir Nos prédécesseurs peuvent dresser un bilan complet sur leur quatre ans en poste en équipe de France. Il sera difficile de dresser un véritable bilan de notre passage. Je regrette chaque jour de ne pas pouvoir mener à bien le projet que nous avions décidé de mettre en place et de ne pas avoir la possibilité de vivre l’aventure de la Coupe du Monde au Japon. » L'ancien pensionnaire du Stade Toulousain est ensuite revenu sur les déclarations de certains joueurs, une déception pour celui qui ne constatait pas de mauvaise ambiance au sein du groupe : « Surpris, le mot est faible. Très faible. Franchement, je ne comprends pas ces critiques. Je n’ai jamais ressenti une mauvaise ambiance, bien au contraire. A la lecture de certaines déclarations, j’ai le sentiment de ne pas avoir vécu les mêmes choses. Mais bon, il est toujours facile de dire que l’ambiance est bien meilleure avec un nouvel entraîneur, puisqu’il est en place et qu’il sélectionne les joueurs. »

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