FFR : Une campagne lancé avec des mots forts par Bernard Laporte

FFR : Une campagne lancé avec des mots forts par Bernard Laporte©Media365
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Mathieu WARNIER, publié le jeudi 20 août 2020 à 10h15

Lors de son premier meeting de campagne, à Carqueiranne ce mercredi, Bernard Laporte s'est lancé dans une attaque en règle de ses opposants.

Bernard Laporte ne semble pas décidé à se laisser marcher sur les pieds. Pour son premier meeting de campagne en vue d'un deuxième mandat à la tête de la Fédération Française de rugby, ce mercredi à Carqueiranne, l'ancien sélectionneur du XV de France est passé à l'attaque contre la liste d'opposition menée par Florian Grill, « conciliant et malléable » selon Bernard Laporte. « Je ne suis pas le candidat du rugby professionnel, des médias et des réseaux sociaux, du Canard Enchaîné, du JDD ou de la presse parisienne. Je veux être votre candidat ! », a tonné le patron du rugby français en faisant une allusion non dissimulée à son adversaire en vue de l'élection maintenue au 3 octobre prochain malgré une conciliation du CNOSF qui avait considéré comme « judicieux de sécuriser cette élection en procédant à son report ». Communiquant directement envers les présidents de club, un Bernard Laporte « fier de vous avoir rendu le pouvoir » au sujet des présidents de club, sera un gage de démocratie « que personne ne pourra vous enlever ».


Skrela, Blanco, Deroeux et Benazzi visés par Laporte

Sous les yeux de Mourad Boudjellal, qui a publiquement apporté son soutien à l'actuel patron du rugby français, et de son ancien président au Stade Français Paris Max Guazzini, Bernard Laporte a tiré tous azimuts sur les membres de la liste « Ovale Ensemble » menée par Florian Grill. Mettant en avant le bilan sportif du XV de France sous sa présidence, « passé de la neuvième à la quatrième place du ranking mondial », l'ancien secrétaire d'Etat aux sports n'a pas manqué de critiquer Jean-Claude Skrela, ancien sélectionneur du XV de France qui serait « responsable de dix ans marasme et de décadence quand il était entraîneur puis DTN, la pire période du rugby français ». Soutien de poids de Florian Grill, Serge Blanco, celui « qui encaissa la plus grosse défaite comme super manager du quinze de France », en a également pris pour son grade. Bernard Laporte faisant à ce moment référence à l'élimination des Bleus en quarts de finale de la Coupe du Monde 2015 face à la Nouvelle-Zélande (62-13). Mais le président en exercice de la FFR n'en avait pas fini. « Et quand j'entends Sylvain Deroeux (ancien président du syndicat Provale, ndlr) et Abdelatif Benazzi, qui ont été virés de leurs clubs parce qu'ils n'étaient pas à la hauteur de la tâche, nous donner la leçon, je me dis heureusement que le ridicule ne tue sinon ils seraient mal en point... » Sans se montrer agressif, Bernard Laporte a donné le ton de la campagne en attendant la réponse de ses opposants.

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