FFR - Laporte : " Je n'ai jamais pensé perdre ! "

FFR - Laporte : " Je n'ai jamais pensé perdre ! "©Media365
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Aurélien CANOT, publié le lundi 05 octobre 2020 à 12h20

Bernard Laporte revient sur les heures qui ont précédé le vote de samedi. L'ancien sélectionneur des Bleus assure qu'il les a vécues dans la plus grande sérénité. Le Ruthénois avoue même qu'il pensait l'emporter plus largement encore.



Bernard Laporte est reparti pour un tour. Avec 51,47% des voix, le président de la Fédération française de rugby depuis quatre ans a été réélu samedi pour un nouveau mandat. Pour Midi Olympique, le Ruthénois revient sur cette élection, assurant qu'il l'a vécue dans la plus grande sérénité en dépit du contexte, loin de lui être favorable. Pourtant, Laporte jure qu'il n'a jamais pensé un seul moment à la défaite. Il s'attendait juste, à l'entendre, à l'emporter plus nettement. « Depuis le début, je me suis toujours dit qu'on allait gagner. Je vous demande de me croire : je n'ai jamais pensé perdre (...) Même avant une finale, je n'ai jamais été très inquiet. Ce n'est pas dans ma nature. Je pensais que l'écart serait plus important, mais à force d'entendre un peu partout des contre-vérités, certains ont peut-être changé d'intention. C'est pour cela que je suis extrêmement fier des clubs qui ont voté pour moi. Ils étaient convaincus de notre projet », analyse l'ancien sélectionneur des Bleus avec du recul. Certain de gagner samedi, l'intéressé revient également dans les colonnes du journal ce lundi sur les dernières heures qui ont précédé cette élection. Tout juste sorti de garde à vue, descendu en flèche par ses adversaires Florian Grill et Jean-Marc Lhermet, l'ex-manager du RC Toulon avait de quoi s'inquiéter. Pourtant, si certains membres de son équipe ont tremblé jusqu'au bout, il affirme que cela n'a jamais été son cas. « J'ai patienté de manière sereine dans mon bureau dans l'attente des résultats. J'ai rassuré des gens de mon équipe, qui, eux, stressaient. J'en revois encore un faire les cent pas dans mon bureau dans la semaine, j'ai cru qu'il allait creuser une tranchée (rires) », se remémore un Laporte, visiblement pas du tout déstabilisé par son passage prolongé devant la Brigade de répression de la délinquance économique deux semaines plus tôt.

Laporte : « La Ligue voulait que l'on tombe »

« Sincèrement, une fois reparti sur les routes, j'étais dans mon élément », explique le président sortant et réélu, incapable de savoir en revanche réellement ce qui a fait précisément la différence en sa faveur. « C'est toujours difficile de déterminer sur quoi se joue une élection, surtout que sur celle-ci, l'écart est serré. Je pense que notre bilan sur les réformes a pu jouer, car il est plus que correct. Et malgré les forces contraires, mes équipes sont restées extrêmement soudées (...) Mes équipes ont été résistantes, elles ont su défendre un premier mandat de quatre ans qui n'a pas été que du conflit, comme certains cherchaient à le faire transparaître. La mise en place du vote électronique, l'arrêt du projet Grand Stade, la fin de la taxation des clubs, la simplification de la vie de dirigeant... Nous avions des arguments à faire valoir. Et je crois que les présidents de clubs qui nous étaient favorables n'ont pas été dupes. » Dans le camp d'en face, tout avait pourtant été entrepris pour décrédibiliser Laporte et son programme. « Nous avions beaucoup de gens contre nous, et notamment la Ligue Nationale de Rugby, qui voulait que l'on tombe et cherchait à faire le lit de la partie-adverse. » Il en fallait plus pour stopper l'Aveyronnais dans son ascension. Cela valait bien de reprendre un petit air de Joe Dassin pour fêter ça...

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