Elissalde : " confiance et travail ! "

Elissalde : " confiance et travail ! "©Media365

Antoine Poussin, publié le lundi 08 janvier 2018 à 16h09

A travers leurs discours ce lundi après-midi, les différents entraîneurs du XV de France ont fait comprendre qu'il y avait beaucoup de travail pour ramener de la confiance au sein de l'équipe.

Julien Bonnaire semble avoir le même discours que Jacques Brunel. Interrogé cet après-midi en conférence de presse, le staff du XV de France a révélé les axes de travail pour le Tournoi des Six Nations qui approche à grand pas. Tout en prenant en compte les défis qui les attendent, surtout pour Julien Bonnaire, qui n'a jamais entraîné : « Je ressens beaucoup de fierté et un peu d'appréhension parce que je n'ai encore jamais entraîné. Je me suis posé pas mal de questions avant d'accepter, mais dans la vie, il nous arrive à tous de faire des choses qu'on n'a pas prévues. Et l'équipe de France, ça ne se refuse pas. C'est une belle aventure qui commence, un gros challenge ». Pour autant, l'ancien du LOU, passé par Clermont et Bourgoin, souhaite apporter toute son expérience (75 sélections) au sein du XV de France. « Je vais essayer de faire partager aux joueurs toute l'expérience que j'ai accumulée sur le terrain tout au long de ma carrière. Il faudra aller au plus simple, pour que les joueurs s'imprègnent le plus rapidement possible de ce qu'on veut mettre en place ». Mais il le sait, le chemin sera semé d'embûches, car il s'agit là de redonner un nouvel élan à cette équipe de France, qui semble avoir perdu tout espoir : « Déjà, il faudra que les mecs aient envie de venir ici. Pendant la dernière Tournée de novembre, j'ai vu des joueurs qui ne s'envoyaient pas comme ils auraient dû s'envoyer lorsqu'on porte le maillot de l'équipe de France. Or en sport, quand on ne prend pas de plaisir, on n'obtient pas beaucoup de résultats. Je suis conscient de la difficulté de la tâche, mais on ne va quand même pas à l'abattoir ! » s'est exprimé Julien Bonnaire, qui est seulement en place pour le Tournoi des Six Nations pour l'instant.Elissalde : « Il faut foncer »Il n'y aura pas le temps de tergiverser pour Jean-Baptiste Elissalde (35 sélections). Un peu plus expérimenté que Julien Bonnaire sur le bord du terrain, même s'il appréhende de passer chez « les grands », il compte bien se donner corps et âme à cette équipe : « J'étais au chevet de l'équipe de France des moins de 18 ans donc ça fait un peu bizarre de me retrouver avec la grande équipe de France. C'est un gros défi. Mon passé de joueur et d'entraîneur n'en manquent pas, de défis, donc il faut foncer ! Ça fait plaisir d'être là, on représente une institution, un pays, ce sera l'un de nos premiers messages. Il faut que les garçons se rendent compte de la chance qu'ils ont d'être ici. Il faut aussi retrouver de la confiance. Les joueurs ont vécu des déconvenues, ils ont pris des coups sur la tête. Travailler dans la défaite n'est jamais bon. On veut leur redonner confiance. On va tenter d'aller à l'essentiel avec une contrainte de temps. Il faudra insister sur les points forts des joueurs que nous sélectionnerons. J'arrive avec beaucoup d'envie. Le rugby, c'est ma passion. Je serai donc à 100% et j'espère que ça va durer le plus longtemps possible ». On l'aura donc bien compris, les mots d'ordre vont être « Confiance » et « Travail ».Bruno : « Ça ne sera pas facile »Même s'il exprime cette double-fonction (entraîner à la fois en club et en sélection) comme une « chance », Sébastien Bruno (26 sélections) sait que la tâche sera lourde et tient le même discours que ses collègues: « Je sais qu'il y a du boulot, j'en suis conscient, ça ne sera pas facile. Mais j'ai toujours vécu avec de la pression, comme tous les autres membres du staff, et c'est ce qui nous a fait avancer. Là, j'ai juste envie d'attaquer, que l'aventure soit belle, avec des ondes positives. Je veux que les joueurs soient contents de nous et que nous soyons contents d'eux. C'est très excitant d'entraîner à la fois les avants de l'équipe de France et ceux de Lyon. Parce que ça offre deux énormes challenges à relever : celui de qualifier le LOU pour les phases finales du Top 14 et celui d'essayer de réaliser de grosses prestations avec l'équipe de France », a-t-il également déclaré. L'entraîneur va donc avoir un sacré travail à effectuer auprès de la mêlée du XV de France, tout en observant d'un coin de l'œil ce qui se passe sur son club : « Je continuerai à garder un œil sur mon club, évidemment, mais quand je serai en équipe de France, ce sera pour m'y impliquer à 100%, sans arrières pensées.»Une délocalisation prévue à Aix-en-ProvenceJacques Brunel l'a annoncé lors de la conférence de presse, le XV de France se réunira à Aix-en-Provence avant de recevoir l'Italie le 22 février à Marseille. « On va modifier un peu le fonctionnement habituel. Après le match en Ecosse (11 février), les joueurs rentreront chez en eux quelques jours puis on se retrouvera directement à Aix-en-Provence pour préparer le match face à l'Italie » a déclaré le sélectionneur ce lundi.

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