Aurélien Canot, Media365, publié le jeudi 07 août 2025 à 21h12
Un an après la disparition tragique de Medhi Narjissi lors d'une sortie sur une plage sud-africaine avec l'équipe de France U18, la famille du jeune rugbyman décédé s'est rendue ce jeudi sur les lieux du drame pour s'y recueillir et rendre un dernier hommage à leur fils. Lors de cette cérémonie silencieuse, une plaque a été posée par son père Jalil.
Le 7 août 2024, Medhi Narjissi, âgé de 17 ans, disparaissait sur la plage sud-africaine de Dias Beach, au Cap de Bonne Espérance, connue pour être l'une des plus dangereuses de la planète, après avoir été emporté par une vague. Un an jour pour jour après ce drame survenu lors d'une séance de récupération de l'équipe de France U18, sa famille s'est rendue sur les lieux pour se recueillir en mémoire du jeune demi de mêlée du Stade Toulousain et des Bleuets tragiquement disparu sous les yeux de ses coéquipiers et du staff et lui rendre un ultime hommage. Une cérémonie silencieuse s'est tenue ce jeudi sur cette plage de Dias Beach. Étaient présents Jalil Narjissi, le père du jeune rugbyman décédé, Valérie, sa mère, ainsi que sa soeur Inès, elle aussi du déplacement de la famille Narjissi ce jeudi en Afrique du Sud. Au cours de ce moment de recueillement, une plaque commémorative comportant deux photos de Mehdi Narjissi - une de son visage, tout sourire, et une du joueur en action ballon en main - a été posée sur un banc (où ont également été déposées plusieurs gerbes de fleurs lors de cette cérémonie) juste au début d'un sentier qui donne accès à la centaine de marches menant à cette plage de Dias Beach.
Jalil Narjissi : "Il faudra qu'ils disent la vérité, parce que nous, on ne lâchera pas"
La famille Narjissi, qui attend toujours des réponses à ses questions au même titre que des responsables, n'avait évidemment souhaité la présence d'aucun membre de la Fédération française de rugby, qu'elle a l'intention de suivre en justice. "A part le Stade Toulousain, qui est extraordinaire (NDLR : C'est une cagnotte mise en ligne par le club toulousain qui a permis à la famille de faire le voyage en Afrique du Sud), on est tout seuls. La Fédération n'est pas là. Lorsque j'ai dit à la radio que nous partions en Afrique du Sud pour rendre un hommage à Medhi, ils se sont réveillés et nous ont proposé de payer le voyage. On a tout fait tout seuls, avec l'aide du consul et de la vice-consul présents là-bas. C'est une zone protégée, il a fallu négocier six mois pour avoir l'autorisation d'installer une stèle. Ils se réveillent parce que je parle à la radio. Mais ils croient quoi ?", avait encore pesté récemment (dans L'Equipe) Jalil Narjissi, déterminé à faire la lumière sur les circonstances de la disparition de son fils. "Il faudra qu'ils disent la vérité, parce que nous, on ne lâchera pas."












