Thomas Siniecki, Media365 : publié le vendredi 17 juillet 2026 à 11h36
Tout le rugby français est à l'unisson derrière ses Bleuets, à nouveau en finale du Mondial U20 samedi à 18h30 face à l'Afrique du Sud (en Géorgie).
On retrouve les bonnes habitudes. Le XV de France U20 va disputer sa cinquième finale mondiale en six éditions depuis 2018 et tenter de reconquérir cette couronne lâchée en 2024 à l'Angleterre (ce Mondial U20 a lieu tous les ans, mais il y a eu trois années de pause à cause du Covid). "Fabien Galthié nous a envoyé des messages, bien évidemment, et les anciens nous encouragent aussi. Ils sont derrière nous, donc c'est toujours agréable." Pour le manager Cédric Laborde, c'est l'occasion d'un immense rattrapage, lui qui rata donc la finale l'an passé pour sa première saison aux commandes après avoir remplacé Sébastien Calvet.
Laborde : "Un cadre qui met les joueurs en confiance et les pousse à exceller sans trop de pression"
Quelques heures après l'ultime match des A au Japon pour ce mois de juillet (troisième et dernier match du premier bloc estival du Championnat des nations, dans l'hémisphère Sud), le message serait une nouvelle fois fantastique et mettrait encore en lumière "l'efficacité du système français" : "A la fois le travail fait dans les clubs et le projet fédéral maîtrisé, des U15 jusqu'aux U20 puis au XV de France. C'est le partage qu'on a avec les clubs et le suivi des joueurs tout au long de leur carrière, dès qu'ils entrent dans la filière fédérale. C'est aussi les règles de JIFF qui ont fait que nos jeunes joueurs ont du temps de jeu." Cette règle qui, en Top 14, enquiquine souvent les clubs (particulièrement en fin de saison) puisqu'elle les oblige à aligner un minimum de joueurs formés localement.
"La préparation s'est améliorée, à la fois dans les clubs et à la Fédération", conclut le sélectionneur, qui relaie son expérience directe au sein du staff et via la cellule performance : "C'est une multitude de choses qui font que notre système fonctionne bien, que les joueurs sont dans un cadre qui les met en confiance et qui les pousse à exceller sans trop de pression." Avec la perspective d'une récompense vers le Graal des A, tant les exemples de champions du monde U20 sont nombreux depuis des années, à commencer par Romain Ntamack, Louis Bielle-Biarrey (pas champion du monde car directement surclassé après son passage en U20) ou encore Théo Attissogbe pour ne citer qu'eux. Entre le Tournoi et l'effectif de cet été, ils sont ainsi pas moins de 25 à avoir été champions du monde U20 !














