Aurélien Canot, Media365 : publié le jeudi 03 septembre 2026 à 21h22
La Cour suprême de Mendoza a rejeté le recours en cassation de la plaignante et confirmé le non-lieu d'Hugo Auradou et Oscar Jegou dans le cadre de l'enquête concernant les deux joueurs français suite à des faits survenus en juillet 2024 en Argentine.
Un éventuel recours devant la justice fédérale argentine est toujours envisageable. Toutefois, tout laisse penser que si le dossier n'est pas encore officiellement refermé, le chapitre touche néanmoins fortement à sa fin. Jeudi, la Cour suprême de justice de Mendoza a ainsi rejeté le recours en cassation de la plaignante et confirmé le non-lieu dont bénéficiaient Hugo Auradou et Oscar depuis plusieurs mois et l'attente de cette décision dans cette affaire née de faits survenus en juillet 2024 en marge de la tournée du XV de France en Argentine, à laquelle participaient les deux hommes.
S'appuyant sur les déclarations de la plaignante, les trois magistrats chargés de trancher ont estimé qu'il n'existait pas de charges suffisantes justifiant la tenue d'un procès, comme le souhaitait la partie adverse. Midi Olympique, qui a consulté l'arrêt ayant entraîné cette décision, revient en détail sur les raisons qui ont amené les juges à confirmer le non-lieu. La Cour s'est ainsi attardée sur les échanges WhatsApp entre la plaignante et son amie après que la première a quitté l'hôtel.
Quand l'avocat de Jegou et Auradou évoque un "mensonge très grave"
"Les magistrats ne considèrent pas ces messages comme une preuve autonome de l'absence d'agression, mais comme l'un des éléments permettant d'apprécier la cohérence générale du récit", nous apprennent ainsi nos confrères, précisant qu'en ce qui concerne l'expertise psychologique menée par les psychiatres, il ressort que le récit de la plaignante comporte des "contradictions, des incohérences, des fabulations et des exagérations" en plus de ne pas sembler "spontané". L'arrêt en question fait par ailleurs état de lésions dont il n'est pas possible de déterminer l'origine ni d'assurer qu'elles sont liées aux faits dénoncées. Et ce d'autant que la plaignante souffre d'un trouble de la coagulation (la maladie de von Willebrand) qui favorise l'apparition d'hématomes et d'ecchymoses, y compris suite à des contacts de faible intensité.
Pour ce qui est des témoignages recueillis directement sur les lieux, la Cour, se basant notamment sur les propos d'un responsable de la sécurité de l'hôtel, a constaté qu' "aucun élément périphérique ne venait corroborer les points centraux du récit de la plaignante". Dès lors, cette somme d'éléments a amené les magistrats à écarter la possibilité d'organiser un procès. "Il faut disposer auparavant d'éléments suffisamment solides pour envisager raisonnablement une condamnation. Pour la Cour suprême de Mendoza, ce seuil n'est pas atteint". Joint par Midi Olympique, l'avocat argentin des deux joueurs français va plus loin en parlant de "fausse accusation très grave" et de "mensonge très grave". La plaignante pourrait néanmoins abattre une dernière carte.















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