6 Nations - Lambey : " Je ne suis pas du tout un leader de l'équipe "

6 Nations - Lambey : " Je ne suis pas du tout un leader de l'équipe "©Media365
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Rédaction Sport365, publié le jeudi 21 février 2019 à 21h16

Au même titre que Fickou, Bastareaud, Picamoles, Poirot, Parra, Huget et Ntamack, Felix Lambey (24 ans) a été plébiscité par le capitaine Guilhem Guirado pour faire partie du fameux conseil des joueurs. Le deuxième ligne du LOU insiste bien pour autant sur le fait qu'il n'est personne dans ce XV de France en dépit de sa nouvelle titularisation à venir, samedi contre l'Ecosse. Un match que les Bleus n'ont pas le droit de perdre, estime le Jurassien.

Felix Lambey, avec quel sentiment abordez-vous ce match contre l'Ecosse ?
De la colère, bien sûr, et l'envie de réagir. Ça fait deux défaites de suite, dont une vraiment difficile en Angleterre. Il y a beaucoup de rage chez tout le monde. Tout le monde est vraiment touché et a envie de montrer un autre visage et de quoi on est capable, se rattraper, reprendre les choses et enfin gagner.

Le degré de motivation pour ce rendez-vous vous parait-il encore plus grand ?
On a toujours été très motivés. Après, forcément, après une défaite comme ça, il faut essayer de changer des choses et de trouver des solutions. On a essayé d'être beaucoup plus précis et de travailler sur certains détails que l'on avait peut-être laissé de côté les semaines précédentes malheureusement. Là, on fait vraiment l'effort sur certaines choses, on est plus précis, on se parle beaucoup plus, on fait des retours après chaque entraînement, on échange, et on essaye d'être plus exigeants pour trouver une solution. C'est ce qui a changé cette semaine.

Le XV de France a donné l'impression de se laisser abattre lors de ces deux dernières sorties, qu'en pensez-vous ?
C'est compliqué de dire que l'on s'est laissé porter, car on travaille quand même dur tout au long de l'année. Après, peut-être qu'inconsciemment, sur certaines choses, on se laisse un peu aller. De toute façon, quand on subit des défaites comme ça, il faut forcément trouver des solutions, dont on change les choses, on essaye de nouvelles choses. Est-ce que ça changera ? Je ne sais pas. En tout cas, on fait le maximum pour que ça évolue. Si on ne fait rien et que l'on ne change rien, ça sera compliqué d'évoluer. Là, on tente des choses, qui seront peut-être inutiles, mais au moins, on fait le maximum pour gagner et mettre toutes les chances de notre côté.

La pression côté français est-elle maximale avant la venue des Ecossais ?
On a la pression pour tous les matchs. Après, là, il faut absolument qu'il y ait une réaction, donc il y a peut-être encore plus de pression sur ce match-là. Il faut à tout prix réagir, il faut une victoire pour redonner de la confiance à l'équipe et pouvoir encore envisager quelque chose en Irlande. On a besoin de résultat encore plus que d'habitude.

Lambey : « Il y a un an, je ne jouais pas du tout »

Faire partie du conseil des joueurs fait-il de vous un homme-clé du système Brunel ?
C'est un certain nombre de joueurs par génération, ça ne veut pas dire que je suis un leader dans cette équipe. Je n'ai que trois, quatre sélections, je suis quelqu'un de discret, je ne prends pas beaucoup la parole. Non, c'est surtout que le staff avait envie de regrouper tous types de joueurs dans ce conseil. Ça ne veut pas dire que je suis un leader de l'équipe, pas du tout (rires). Après, en revanche, au niveau des sélections, j'arrive à enchaîner un petit peu, et ça, c'est différent, car il y a un an en arrière, je ne jouais pas du tout. C'est une belle évolution et j'en suis très content.

Que vous inspire le jeu des Ecossais ?
L'Ecosse est une équipe très joueuse, qui est capable d'enchaîner des temps de jeu sur de très longues séquences. Ce qui est un peu différent de ce dont on a l'habitude dans le Top 14. C'est une équipe qui joue beaucoup avec des passes dans le dos, des blocs... Il ne faut pas se jeter en défense, il faut contrôler et défendre collectivement, car c'est une équipe qui n'hésite pas à jouer depuis ses 22 mètres.

Quelle peut être la recette pour battre cette équipe d'Ecosse ?
Il ne faut pas vouloir les bloquer trop rapidement, il faut être patient. Collectivement et sur de longs temps de jeu, on est capable de récupérer le ballon ensuite. Contrairement à ce que l'on pourrait effectivement penser, c'est une équipe qui est capable d'avoir ses mêlées. Toutes les équipes ont de grosses mêlées aujourd'hui. C'est rare d'avoir une équipe qui se fasse rouler dessus en mêlée (sic). Donc sur ce secteur-là, il faut se méfier de tout le monde. Après, c'est quand même un point sur lequel on répond, même sur nos deux premiers matchs. Il faudra relever le défi, mais si on peut encore les mettre en difficulté sur ce secteur-là, ça pourrait nous aider.



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