6 Nations : Bastareaud fait le point avant l'Ecosse

6 Nations : Bastareaud fait le point avant l'Ecosse©Media365

Rédaction Sport365, publié le mercredi 20 février 2019 à 10h57

Après les défaites face au pays de Galles et à l'Angleterre et avant la réception de l'Ecosse pour le rendez-vous le plus important du XV de France dans ce Tournoi des 6 Nations, Mathieu Bastareaud pointe du doigt failles collectives que le Toulonnais et ses coéquipiers se sont attachés à gommer sur ces premiers jours du rassemblement. Le vice-capitaine des Bleus évoque aussi ce fameux conseil des joueurs.

Comment est l'ambiance dans le groupe pour ce retour à Marcoussis après la claque de Twickenham ?
L'ambiance est bonne. C'est vrai que l'on s'est parlé à notre arrivée vendredi. On avait besoin de se parler, surtout après cette raclée en Angleterre, pour repartir sur de bonnes bases et bien travailler pour ce match de l'Ecosse.

Pourquoi avez-vous tenu à ce que que Jacques Brunel dévoile son XV de départ dès mardi et à passer désormais tous ensemble devant la presse et non séparément ?
Pour nous, avoir la composition d'équipe, ça nous permet de travailler plus facilement avec l'équipe qui va commencer. Après, pour la conférence de presse, je pense que c'est un gain de temps pour nous.

Ce ne sont pas les seuls changements qui ont marqué ce début de semaine à Marcoussis. Pouvez-vous nous en dire davantage sur votre nouvelle organisation ?
Oui, il y a eu quelques changements dans les plannings et dans l'organisation. En consultation avec le staff, on s'est dit qu'il fallait faire bouger certaines choses. C'est ce que l'on essaye de faire, et pour l'instant, cela se passe très bien.

Comment avez-vous pris la décision de créer ce conseil des joueurs (Mathieu Bastareaud, Louis Picamoles, Jefferson Poirot, Morgan Parra, Yoann Huget, Romain Ntamack, Félix Lambey et Gaël Fickou) ?
On en avait discuté en novembre. On l'a remis en place sur ce Tournoi-là. C'est un groupe de joueurs, avec différentes générations représentées dans ce groupe pour avoir un peu l'avis de chacun. C'est une passerelle entre le groupe de joueurs et le staff. Ça nous permet de faire remonter les infos, et pour eux, de nous donner les infos à donner au reste du groupe. Pour l'instant, ça se passe bien. On essaye d'échanger beaucoup plus qu'on ne le faisait avant. On se voit notamment après les entraînements pour discuter ce qui n'a pas été.

Bastareaud : « J'ai 30 ans, mais je joue encore à la Playstation »


Ce conseil des joueurs a-t-il aussi été conçu afin de décharger votre capitaine Guilhem Guirado de certaines responsabilités ?
C'est vrai qu'être capitaine, ce n'est pas facile tous les jours, surtout en équipe de France, où la responsabilité est plus grande qu'en club encore. Guilhem avait besoin de beaucoup plus de soutien de notre part, on l'aide pour lui permettre de se focaliser sur son jeu. Mais il n'y a pas eu besoin qu'on le conforte dans son rôle. C'est le capitaine depuis un moment et on a tous confiance en lui, comme on est tous derrière lui.

Avez-vous le sentiment qu'il y ait un fossé entre les joueurs de différentes générations ?
Non, pas un fossé. On n'a pas connu le même rugby, c'est vrai, ça fait bizarre de dire ça, mais c'est vrai (rires). Mais on a besoin d'avoir l'avis des plus jeunes, car ils peuvent percevoir différemment les choses que nous on les perçoit. Mais de là à parler de fossé, non, je ne pense pas. J'ai 30 ans, mais je joue encore à la Playstation (rires).

Comment abordez-vous ce match de samedi contre l'Ecosse ?
Déjà, c'est un match très important pour nous, pour montrer un autre visage, prendre plus de plaisir et en donner aux gens. On ne va pas se cacher : ça fait un moment que ce n'est pas le cas. Les Ecossais vont venir chez nous plein de confiance. S'ils ont vu notre match contre l'Angleterre...

Voyez-vous des progrès dans le jeu de cette équipe de France malgré tout ?
C'est difficile de dire qu'il y a des progrès après une telle défaite. Dans des moments comme ça, il faut faire le dos rond et rester humble. Après, il y a toujours des choses à améliorer. A titre individuel, mais aussi sur le plan collectif et avec le staff. Entre nous, il y avait beaucoup moins de communication. Chacun était dans son coin à ruminer certaines choses par rapport au jeu des autres. Là, on a vraiment recentré le débat sur l'équipe, et on sent qu'il y a déjà un poids en moins.

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