Toulouse : Toulouse, c'est magique

Toulouse : Toulouse, c'est magique©Media365
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Thibault Laurens, publié le lundi 01 avril 2019 à 18h04

En offrant une prestation XXL face au Racing 92 (21-22) dimanche lors des quarts de finale de Champions Cup, le Stade Toulousain confirme qu'il est l'une des meilleures équipes d'Europe. Avant de se déplacer chez le Leinster, champion en titre, pour les demi-finales, tous les voyants sont au vert.

Remarquable, extraordinaire, prodigieuse. Les superlatifs manquent au moment de qualifier la performance majuscule du Stade Toulousain contre le Racing 92 dimanche à la Paris La Défense Arena, lors du dernier quart de finale de Champions Cup (21-22). On le savait, cette équipe de Toulouse peut déplacer des montagnes lorsqu'elle évolue dans des conditions propices à l'instauration de son jeu. Sur cette surface synthétique, tant bénéfique aux formations qui priment un rugby offensif et audacieux, les hommes d'Ugo Mola n'ont cessé d'accélérer, multipliant les passes après-contacts tout comme les temps de jeu. Mais ce qui impressionne, c'est bien la capacité des trois-quarts à reproduire, match après match, un jeu huilé et cela durant de longues séquences. Bien évidemment, le Racing ne s'est pas facilité la tâche en offrant de précieuses munitions à des Toulousains toujours aussi friand d'espaces. Néanmoins, Toulouse ne doit rien à personne, seulement le talent de ses joueurs, sur ses essais. Trois actions splendides durant lesquelles l'ensemble de la ligne d'arrière s'est illustrée, à l'image d'Antoine Dupont, Sofiane Guitoune, Maxime Médard, Cheslin Kolbe ou encore Lucas Tauzin, dont il s'agissait du premier match en Coupe d'Europe. Des réalisations qui démontrent également la confiance absolue dont bénéficie un groupe qui n'a plus connu la défaite en Top 14 depuis quatorze rencontres et un revers fortuit à domicile contre Castres (22-26). Ainsi, avant d'affronter l'ogre du Leinster sur ses terres, les Rouge et Noir sont dans les meilleures conditions possibles.


Un groupe amoindri par les blessures mais des remplaçants largement au niveau


Contre le Racing 92, le Stade Toulousain a également fait parler la puissance de ses avants durant un peu plus de quarante minutes avant le turnover massif réalisé par les Franciliens. Pourtant, les protégés de Didier Lacroix sont handicapés par plusieurs absences majeures. On pense notamment à celle de Julien Marchand, le capitaine toulousain gravement blessé avec les Bleus lors du premier match du Tournoi des 6 Nations contre le pays de Galles. Au poste de talonneur, c'est Peato Mauvaka, habituellement numéro trois dans la hiérarchie, qui a pris place, livrant un match tonitruant. Joe Tekori, l'un des cadres de cette équipe, qui venait de perdre sa maman, a également assisté à la victoire des siens depuis les tribunes. Enfin, que dire du jeune Lucas Tauzin, champion du monde avec les moins de 20 ans, qui a remplacé au pied levé Yoann Huget forfait en raison d'une blessure à la cuisse contractée avec le XV de France ? Des prestations individuelles couplées à une volonté et une détermination sans faille qui a permis, à quatorze contre quinze pendant près d'une heure, aux pensionnaires d'Ernest-Wallon de résister aux vagues incessantes des Ciel et Blanc durant le deuxième acte jusqu'au coup de sifflet final. A Toulouse, les joueurs défilent, changent, apparaissent ou disparaissent du XV de départ, mais les résultats et le contenu demeurent identiques. De très bon augure alors que les pensionnaires d'Ernest-Wallon se déplaceront chez le Leinster à l'occasion d'une demi-finale de Champions Cup entre les deux équipes les plus titrées sur la scène européenne. Nul doute que les Toulousains, quadruple champions d'Europe, souhaiteront laver l'affront subi lors de la phase de poules (29-13). Les Irlandais sont prévenus, ce Toulouse-là ne plaisante pas.

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