Clément Pédron, Media365 : publié le vendredi 25 avril 2025 à 13h42
Pointé du doigt sur sa gestion de l'affaire Melvyn Jaminet portant sur le transfert de l'arrière de Perpignan à Toulouse en 2022, Didier Lacroix, le président du champion de France en titre, a tenu à se défendre. S'il a reconnu un « manque de vigilance », il n'a pas hésité à durcir le ton sur la LNR.
Didier Lacroix contre-attaque ! Dans un courrier adressé à la Ligue Nationale de Rugby que Le Figaro a pu consulter, le président du Stade Toulousain ne mâche pas ses mots. Objet de son courroux ? Le traitement de l'affaire Melvyn Jaminet. Pour rappel, le journal L'Équipe a révélé qu'en 2022, l'arrière avait déboursé de sa poche, la somme de 450 000 euros pour activer une clause lui donnant le droit de quitter Perpignan pour Toulouse avant la fin de son bail avec l'USAP. Le joueur avait d'ailleurs dû demander deux prêts à la banque pour pouvoir obtenir cette somme jamais remboursée par le Stade Toulousain. Si ce dernier avait lui-même réglé la somme, il aurait dépassé le plafond du salary cap et aurait été sous la menace de sanctions.
À la révélation de cette affaire, aggravée par la présence d'intermédiaires par lesquels aurait dû transiter l'argent pour rendre cette somme, le champion de France en titre a finalement trouvé une solution pour dédommager Melvyn Jaminet. Le champion d'Europe a également été contraint de verser une somme de 1,3 millions d'euros à la LNR pour mettre un terme à la procédure de médiation. Dans son courrier, Didier Lacroix a d'abord admis ses tords : « Ce manque de vigilance a conduit à la situation que chacun des destinataires de la présente lettre connaît mais que les médias n'ont cessé de déformer », peut-on lire dans le document.
Le tacle du président de Castres
Dans son courrier, le président du club occitan n'oublie pas de citer ces fameux intermédiaires, identifiés comme étant Arnaud Dubois, avocat et président du Biarritz Olympique et la société Pacific Heart. « Pour la formalisation de ce transfert, le Stade toulousain a accordé sa confiance à des intervenants auxquels il n'aurait objectivement jamais dû confier ses intérêts », tacle le dirigeant. Ce dernier ne s'est pas arrêté là, il a également pointé du doigt le comportement de Ligue Nationale de Rugby, qui, selon lui, a « cautionné une pratique qui, au-delà d'être contraire à la loi, pose également un problème éthique » tout en regrettant que la médiatisation de l'affaire « jette l'opprobre sur le Stade toulousain et ses dirigeants ». Yann Roubert, le nouveau président de la LNR songe à durcir les règles du salary cap pour « éradiquer la tricherie » d'après ses dires à l'AFP. Une déclaration qui trouve un écho avec un courrier de Pierre-Yves Revol, le président du Castres Olympique qui a réclamé des sanctions plus dures. Officiellement, le dirigeant du CO n'a visé personne mais Toulouse est tout de même pointé du doigt, indirectement.















Fermeture des commentaires
Chères lectrices, chers lecteurs,
Vos avis sont précieux pour faire vivre l'actualité sur Orange.fr. Nous tenions cependant à vous informer que l'espace « commentaires » de nos articles sera suspendu à partir du 29 septembre 2026. La lecture et la publication de messages ne seront plus possibles. Mais rassurez-vous, nos équipes sont mobilisées pour tenter de rétablir cette fonctionnalité.
Bien entendu, vous pourrez continuer à profiter de l'ensemble de vos articles habituels.
Nous vous remercions chaleureusement pour votre fidélité et votre compréhension.
L'équipe éditoriale Orange