Toulon : Les confidences de Bastareaud

Toulon : Les confidences de Bastareaud©Media365

Matthieu Angosto, publié le mardi 10 avril 2018 à 13h18

Dans un long entretien accordé à L'Equipe, le centre de Toulon, Mathieu Bastareaud, s'est confié sur son statut de leader, mais également sur son évolution physique et mentale.

« En France, quel que soit le sport, on a toujours voulu avoir une figure. Au foot, ça a été Kopa, Platini, Zidane, on a essayé Pogba, Benzema, Griezmann et maintenant c’est Mbappé. Bon, au rugby, c’est moi aujourd’hui ». Dans une longue interview accordée à L’Equipe, Mathieu Bastareaud s’est confié sur la nouvelle dimension prise par sa carrière. Désormais capitaine à Toulon, le trois-quart centre a également porté le brassard en équipe de France, à l’occasion du dernier match du Tournoi des 6 Nations, contre le pays de Galles. Une nouveauté à laquelle il a mis du temps à s’habituer : « Je ne me sentais toujours pas légitime. Et puis j’ai discuté avec Fabien (Galthié, son entraîneur). Il m’a dit ‘’T’es con ou quoi ? T’es triple champion d’Europe et champion de France.’’ [...] J’ai finalement réalisé il y a peu de temps que j’étais LE capitaine de Toulon ».

Une nouvelle hygiène de vieCe capitanat, combiné à un statut de mentor pour les plus jeunes, ont poussé le joueur de 30 ans à évoluer. Auparavant en délicatesse avec son physique, Basta revient sur l’année difficile qui a suivi la Coupe du Monde 2015 : « J’étais en surpoids, je m’entraînais mal, je ne m’amusais plus, je venais pointer. [...] J’étais trop lourd, je n’avançais plus. On me mettait un tchic-tchac, je retrouvais le mec dans l’en-but. J’étais hors de forme ». C’est lorsque le Toulonnais a perdu sa place, à l’occasion de la demi-finale du Top 14, qu’il a eu un déclic : « Avant, aller faire une heure de vélo au réveil, c’était un calvaire. Maintenant, c’est une habitude ». Un physique plus affûté, mais également une meilleure mentalité. Auparavant réputé pour ses sautes d’humeurs, Bastareaud s’est également assagi : « C’est l’âge, l’expérience, la maturité », confie-t-il. Malgré son tempérament de râleur, le centre français a pu bénéficier de l’aide de Matt Giteau pour évoluer : « Je traînais des pieds. Je jouais mon match. Ça se passait bien, tant mieux. Ça se passait mal, je me disais que ça irait mieux au prochain. Matt m’a attrapé et m’a parlé. Il a toujours été comme un grand frère. Il ne m’a pas lâché, m’a aidé ». Désormais, c’est au tour du Français d’aider. Il a déjà confié vouloir passer ses diplômes d’entraîneur à la fin de sa carrière. Mais il ne se voit pas avec une équipe professionnelle : « Je me vois plus comme un éducateur auprès des enfants ». Des jeunes qui seront ravis d’apprendre avec la figure actuelle du rugby français.

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