Toulon : L'ambition, principal moteur pour Eben Etzebeth

Toulon : L'ambition, principal moteur pour Eben Etzebeth©Panoramic, Media365
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Mathieu WARNIER, publié le jeudi 26 décembre 2019 à 16h55

Après des débuts remarqués sous les couleurs du RC Toulon, Eben Etzebeth s'est longuement confié au magazine Midi Olympique et assure avoir rejoint le Top 14 avec ambition.

D'abord son arrivée puis ses débuts étaient très attendus. Et Eben Etzebeth n'a pas du tout déçu le public du Stade Felix-Mayol. Pour sa première sortie en Top 14, le deuxième-ligne champion du monde n'a attendu que quatre minutes pour démontrer ses qualités et inscrire le premier essai de sa carrière toulonnaise. Successeur de joueurs comme Jonny Wilkinson, Bryan Habana, Duane Vermeulen, Chris Ashton ou encore Bakkies Botha, l'ancien joueur des Stormers a certes quitté son Afrique du Sud natale, mais ce n'est pas pour lui un séjour d'agrément. « Je n'ai pas traversé le monde pour m'offrir des vacances au soleil et passer du bon temps. Je veux remporter des trophées, a confié Eben Etzebeth dans un entretien accordé au magazine Midi Olympique où il précise ses ambitions pour cette première saison à Toulon. Cette saison nous ne pouvons pas gagner la Champions Cup, alors tentons d'aller au bout en Challenge Cup. Le Top 14 ? Nous sommes bien placés, donc continuons de travailler pour disputer les phases finales. Je suis mauvais perdant et je veux qu'on soit performants. » Une volonté de gagner qui ne pourra que plaire à Patrice Collazo en vue de briller sur tous les plans.


Etzebeth : « L'histoire du RCT ne laisse pas indifférent »

Cette arrivée au RCT, à la suite d'une Coupe du Monde largement réussie, est d'abord l'histoire d'un rendez-vous manqué avec le club du président Mourad Boudjellal. En effet, ce dernier avait déjà voulu faire venir Eben Etzebeth sous le maillot rouge et noir par le passé mais a dû attendre quelques années de plus pour atteindre son objectif. « J'ai eu l'opportunité en 2015 mais j'avais 24 ans, j'étais un peu trop jeune et je voulais encore rendre quelques services en Afrique du Sud, a déclaré le joueur aux 85 sélections avec les Springboks dans la suite de cet entretien au Midi Olympique. Aujourd'hui j'ai 28 ans, ça me semble être le moment idéal. J'ai adoré jouer pour les Stormers, mais je pense avoir fait mon temps. C'était le moment de m'ouvrir à de nouveaux horizons. » S'il donne l'impression de croire qu'il ne jouera plus dans son pays à l'avenir, Eben Etzebeth assure qu'il ne veut pas se projeter trop loin et compte faire ses preuves. « L'histoire du RCT ne laisse pas indifférent. J'étais un jeune joueur quand Toulon a remporté le Top 14 et écrit la légende de notre sport en remportant trois Champions Cup, a confié le deuxième-ligne international. Puis il y a tant d'immenses joueurs qui ont défendu ce maillot. On remarque qu'il y a beaucoup de Sud-Africains, comme si nous avions une relation particulière avec ce club. Venir à Toulon était naturel pour moi. »


Etzebeth ravi de son accueil à Toulon

Avant ces débuts tonitruants en championnat, Eben Etzebeth a reçu un accueil en grande pompe suivi d'une première conférence de presse. Mais, presque plus que le club, c'est la ville même de Toulon qui semble ravir le Sud-Africain. « Les mecs m'ont réservé un accueil merveilleux. Le staff m'a rapidement parlé du plan de jeu et j'ai pu échanger avec le propriétaire et le président. C'est une nouvelle aventure qui démarre, confie l'ancien joueur des Stormers au Midi Olympique. Puis la ville... Quand mes proches me posent des questions, ma seule réponse c'est : 'comment pourrais-je ne pas apprécier ?'. Mes parents vont venir en mars, pour l'anniversaire de mon frère. Je pense que Toulon va devenir le nouveau lieu de vacances de la famille Etzebeth. » Mais s'il y a bien quelque chose qu'Eben Etzebeth compte refuser, c'est tout traitement de faveur malgré son gabarit, sa force et son palmarès de champion du monde. « Je n'ai pas le sentiment d'être quelqu'un de particulier. Je suis juste un joueur parmi tant d'autres et les gens m'aident simplement parce que je suis perdu, ajoute le Sud-Africain. À moi de leur rendre cette bienveillance une fois que j'enfile le maillot du RCT. » Après une première sortie comme titulaire réussie en tout point, c'est sur la longueur que le deuxième-ligne des Springboks va devoir démontrer que son adaptation au rugby européen et à l'exigence du Top 14 est optimale.

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