Stade Français : Du TIG pour Waisea Nayacalevu

Stade Français : Du TIG pour Waisea Nayacalevu©Media365
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Aurélien CANOT, publié le mercredi 31 janvier 2018 à 10h52

Jugé en novembre dernier par le tribunal de grande instance de Paris pour des faits d'agression sexuelle et de violences en état d'ivresse, l'ailier fidjien du Stade Français a été condamné mercredi à 120 heures de travaux d'intérêt général.

Son ancien coéquipier Josaia Raisuqe, fidjien lui aussi et licencié depuis par le club parisien, devra, de son côté patienter jusqu'au 4 juillet prochain pour connaître le délibéré le concernant, le tribunal n'ayant pas encore réalisé son expertise psychiatrique, obligatoire dans ce genre de cas. A noter que six mois de prisons avec sursis avaient été requis contre les deux joueurs en novembre dernier par le procureur lors du procès. Les faits qui avaient valu aux deux compatriotes d'être arrêtés, ivres, remontent à la nuit du 22 au 23 juillet 2017. A la sortie d'une boîte de nuit parisienne du 13eme arrondissement, Waisea et Raisuqe s'étaient illustrés, à en croire les témoins, l'un en assénant un coup de poing au visage d'un jeune homme qui venait de lui refuser une cigarette, l'autre en saisissant les seins d'une jeune femme à pleine main aux abords de la discothèque en question. Et lorsque le groupe de jeunes agressés avaient tenté d'empêcher le taxi dans lequel venaient de monter les deux Fidjiens de partir, deux des jeunes avaient de nouveau été frappés par Waisea et Raisuqe, toujours d'après la version des victimes présumées.Raisuqe a toujours nié l'agression sexuelleEn novembre dernier, devant le tribunal, le premier avait reconnu à demi-mot qu'il avait peut-être été l'auteur des coups (« J'ai cru qu'il s'agissait d'une dispute, je voulais aider mon ami. Et peut-être, pas intentionnellement, j'ai pu donner un coup (...) Si j'avais eu l'intention de donner un coup à quelqu'un, l'ITT aurait dépassé huit jours. »), quand le second, qui défend désormais les couleurs de Nevers (Pro D2), avait avoué qu'il n'était pas dans son état normal et joué lui aussi la carte de l'attroupement, mais en niant catégoriquement l'agression sexuelles. « C'était mon anniversaire, j'avais trop bu, il y avait beaucoup de personnes qui se bousculaient. Si pendant que j'ai poussé des gens, j'ai pu donner des coups, je m'en excuse (...) J'étais très ivre ce soir-là, il y avait beaucoup de monde et je poussais tout le monde (...) J'ai poussé des gens, mais je n'ai jamais touché les seins de madame. Je n'ai jamais fait ça de ma vie. Dans ma culture, la femme est très respectée. » Raisuque saura en juillet prochain si ses explications ont convaincu les juges. En attendant, son camarade de virée aura droit à des travaux d'intérêt général.

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