Aurélien Canot, Media365 : publié le lundi 20 avril 2026 à 14h22
En seconde mi-temps, dimanche soir face au Stade Français à domicile, Léo Carbonneau (21 ans) n'a pas hésité à prendre ses responsabilités et à taper, avec succès, une pénalité pourtant située à près de 60 mètres des poteaux. Le jeune et talentueux demi de mêlée du Racing 92 est revenu ensuite sur son somptueux coup de pied.
Malgré une très belle résistance d'un Stade Français qui s'était pourtant présenté avec une équipe fortement remaniée, le Racing 92, toujours invaincu cette saison à domicile (10 victoires en 10 matchs, "Toutes les équipes ont presque chuté à domicile. Nous, c'est notre force. Il faut qu'on continue"), a nettement dominé (47-20) son voisin, dimanche soir en clôture de la 21e journée de Top 14. Un large et précieux succès qui doit notamment beaucoup à la patte d'un Léo Carbonneau (21 ans) toujours plus important au fil des sorties de son équipe.
Le jeune demi de mêlée des Racingmen - 55 ballons touchés dans cette partie - a marqué ce derby de son empreinte. L'ancien Briviste s'est également attaché à gonfler l'avance des Franciliens quand le moment s'en faisait le plus sentir. Ainsi, à l'heure de jeu, alors que le Racing était encore loin de tenir sa victoire (le score était de 27-20), le talentueux numéro 9 qui a honoré ce week-end sa 11e titularisation de rang a donné dix longueurs d'avance aux futurs vainqueurs sur une pénalité assez monumentale.
Carbonneau : "L'équipe monte en puissance, donc les individualités aussi"
Le ballon qu'il s'apprêtait à frapper se trouvait en effet à près de 60 mètres des poteaux. Carbonneau, sous les yeux de son père Philippe, présent dans les tribunes de l'Arena, n'a pas hésité une seule seconde à prendre ses responsabilités, et a envoyé le ballon entre les perches. Un véritable exploit sur lequel le natif de Pau est revenu ensuite au micro de Canal Plus avec beaucoup de modestie. "Je la sentais bien. A chaque fois, je m'échauffe un peu de loin. J'en avais passé une à Bayonne aussi. Et là, je le sentais. Le groupe me faisait confiance. J'ai regardé le banc, pas trop (rires). Ils ont fait une mauvaise tête mais j'avais la confiance des joueurs mais je savais que je pouvais la prendre. Après, il faut prendre ses responsabilités. Cela passe, tant mieux, ça fait du bien."
Carbonneau incarne parfaitement cette équipe du Racing qui ne cesse de s'inscrire en véritable rival pour le titre pour des équipes comme Toulouse, Bordeaux-Bègles, Pau, Montpellier ou le Stade Français et s'en félicite avant d'aborder maintenant un "calendrier dit favorable" ("même si tous les matchs vont être durs jusqu'à la fin de la saison"). "L'équipe monte en puissance, donc les individualités aussi. On essaye de se mettre au profit du collectif et de faire le maximum pour gagner des matchs comme ça. Et en plus avec le bonus, c'est parfait". Qu'on se le dise : le Racing 92 et son brillant numéro 9 devrait faire encore parler beaucoup d'eux sur cette fin de saison.














