Lorenzetti revient sur le projet avorté de fusion

Lorenzetti revient sur le projet avorté de fusion©Media365

Antoine Poussin, publié le mardi 13 mars 2018 à 11h55

Dans une interview accordée à Rugbyrama, le président du Racing 92 Jacky Lorenzetti est revenu sur le projet de fusion qui avait émoussé le rugby parisien il y a un an.

« C'est un souvenir douloureux. Cela ne s'est pas du tout passé comme on l'avait imaginé... » Un an après, Jacky Lorenzetti, président du Racing 92 semble encore avoir des remords, dans une interview qu'il a accordée à Rugbyrama. En mars 2017, accompagné de l'ancien président du Stade Français Thomas Savare, il avait lancé un projet de fusion entre les deux clubs de la région parisienne. Ce projet avait créé une vague de contestations de la part des supporters et des joueurs, qui avaient rapidement mis fin au rêve de l'entrepreneur : « Dans ce projet, j'étais parti avec de bonnes intentions. Il y avait plusieurs mois que mes proches et les dirigeants du Stade français insistaient pour que l'on se dirige vers cette fusion. Je me suis laissé convaincre. Sauver le Stade français était intéressant. Passer d'une culture de l'affrontement à une réelle amitié, aussi. Mais je me suis trompé. » Le président des Ciel et Blanc ne s'imaginait pas alors, à l'époque, l'ampleur considérable que ce genre de proposition pouvait prendre :« Ce qui m'a rendu la situation difficile, c'est ma mauvaise communication. Mais j'ai aussi été blessé du fait que les gens n'aient pas compris et se méprennent sur mes intentions. Sincèrement, je n'avais aucun intérêt à monter dans cette galère. Et je me suis retrouvé galérien... Thomas (Savare) avait probablement sous-estimé les réactions au Stade français. De mon côté, j'en avais parlé autour de moi. Le sportif était ok. C'était bordé. » Mais Lorenzetti est revenu assez vite sur ses intentions : « J'ai rapidement perçu le mal que ça pourrait causer à l'image du Racing. La famille de Thomas (Savare) en souffrait également beaucoup. Quand ses enfants lui ont dit : "Papa, sur internet les gens disent que le premier enculé de la planète (sic), c'est Trump et que le second, c'est toi", il a accusé le coup et je le comprends. Le climat était délétère. J'ai appelé Thomas et lui ai dit: "Allez on arrête. Ça fait trop de dégâts". » Aujourd'hui, le président du Racing 92 admet ses torts : « Avec du recul, je me dis que ce projet aurait fait disparaître le Racing ou lui aurait au moins fait perdre son âme. Voilà, j'ai eu tort. Ce n'était pas une bonne idée. »

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