Top 14 - Lyon : Michalak revient sur sa dernière sortie

Top 14 - Lyon : Michalak revient sur sa dernière sortie©Media365
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Rédaction Sport365, publié le samedi 26 mai 2018 à 11h25

Le mythique ouvreur lyonnais Frédéric Michalak a reconnu qu'il avait du mal à réaliser qu'il venait de disputer son dernier match, vendredi soir face à Montpellier en demi-finales du TOP 14, avec une lourde défaite à la clé.



Frédéric Michalak, le LOU pouvait-il réellement espérer quelque chose face cette grosse machine montpelliéraine parfaitement réglée ?
C'est vrai qu'ils ont été très efficaces. Je pense qu'ils ont bien préparé le match. A chaque fois que l'on a essayé de mettre quelque chose en place, que ce soit en touche, en mêlée ou dans notre jeu, ils ont réussi à nous contrer tout de suite, comme s'ils avaient anticipé ce que l'on allait faire. En revanche, eux, ils ont été très efficaces dans leurs lancements de jeu, avec des changements de sens très rapidement. Ils avaient identifié qu'il y avait des faiblesses sur les départs de mêlée ou de touche. Ils ont bien préparé le match. Nous, on l'a peut-être trop préparé dans l'émotion et dans l'affectif. Forcément, il y a de grands joueurs en face. Vous les avez vus : Steyn, Pienaar, les frères Du Plessis. Ce sont des joueurs qui sont champions du monde, donc des joueurs qui ont l'habitude de gérer ce genre d'événements.

La belle aventure du LOU s'est donc achevée par une lourde claque face à Montpellier. Comment le vivez- vous ?
C'est sûr que c'est difficile de terminer comme ça, parce que je pensais que l'on allait pouvoir accéder à la finale. Maintenant, c'était une belle saison pour le LOU, on s'est dit des choses. C'est un club qui se construit depuis deux ans déjà. On a réussi une énorme performance déjà en se qualifiant dans les derniers moments face à Montpellier, qui avait réussi à gagner à Mayol contre Toulon. Ça aurait fait un troisième exploit ce soir, même si c'est vrai que l'on jouait plus chez nous. Mais c'était une jeune équipe qui se construit, avec de jeunes joueurs pétris de talent. J'espère qu'il y aura de belles choses pour le LOU dans les années futures.

Comment avez-vous vécu ces dernières minutes passées sur le terrain ?
C'était frustrant parce que le score était déjà presque fait. C'est très difficile de pouvoir s'exprimer quand le score est aussi large. J'aurais aimé que l'on marque juste avant de rentrer. On aurait été à quatorze points... C'était un peu trop difficile, mais j'en ai profité quand même. Il y avait du beau monde.

Michalak : « Pas du genre à me laisser abattre »

Dans quel état d'esprit vous trouvez-vous là maintenant ?
Je ne réalise pas encore. A chaque fois, j'avais l'impression que je repoussais un peu mes vacances. Mais ce ne sont pas juste des vacances, c'est une retraite sportive, donc c'est dur à réaliser, mais je ne garde que de bons souvenirs, de toute façon : tous les clubs où je suis passé, tous les joueurs que j'ai pu croiser. J'ai beaucoup de messages ce soir, j'essaye de répondre à tout le monde, mais je me poserai peut-être dans quelques semaines pour regarder ces 18 saisons qui ont quand même été riches en émotions. Je n'ai aucun regret en tout cas de tout ce que j'ai pu vivre avec tous ces mecs.

Est-ce que c'est passé vite ?
C'est passé un peu trop vite. Ça passe trop vite. J'ai chambré beaucoup les vieux. Je leur disais : « il est temps d'arrêter ». Ils me disaient : « Mais profites-en, ça passe tellement vite. » Je dis la même chose aux jeunes aujourd'hui : « Profitez-en ! » Ça va vite.

Vous allez avoir désormais tout le temps de vous consacrer à beaucoup de choses...
Oui, mais j'ai d'autres défis dans le sport, et je vais me lancer dans d'autres trucs. Je ne suis pas du genre à me laisser abattre derrière une retraite à 35 ans. Il y a quand même plein de choses à accomplir derrière.

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