(J24) : Le Stade Français s'offre le derby et peut encore croire à une qualification

(J24) : Le Stade Français s'offre le derby et peut encore croire à une qualification©Media365

Thibault Laurens, publié le dimanche 05 mai 2019 à 18h37

Dans un derby placé sous le thème de la « Guerre des Etoiles », c'est le Stade Français qui a eu le dernier mot face au Racing 92 (23-27). Les Franciliens pourront regretter les deux essais concédés en infériorité numérique. Cette victoire permet aux Parisiens de revenir à trois points de leur adversaire du jour.

Après sa défaite à Jean-Bouin lors du match aller, le Stade Français s'est vengé dans le derby face au Racing ce dimanche (23-27). Placé sous le thème de Star Wars, ce « Derby des Etoiles » a finalement vu certaines individualités briller de chaque côté. Ainsi, devant les 22 000 spectateurs de Paris La Défense Arena, les Jedi se nommaient notamment Leone Nakarawa et Nicolas Sanchéz, deux hommes excellents durant la rencontre. Pourtant, de nombreux absents de marque étaient à déplorer du côté des locaux. Après la triste défaite face à Pau la semaine dernière, Laurent Labit, pour son dernier derby, lui qui rejoindra le staff du XV de France à l'issue de la saison, et Laurent Travers avaient décidé de trancher dans le vif. Exit les Machenaud, Russell et Zebo (l'Irlandais n'était même pas sur la feuille de match), jugés responsables de la déroute contre la Section. De ce fait, le Stade Français a réalisé la meilleure entame de match. Enchaînant les temps de jeu, les hommes d'Heyneke Meyer ont perturbé la machine francilienne. Une machine francilienne qui s'est rapidement fait prendre à défaut par Gaël Fickou (3eme), auteur de son neuvième essai personnel depuis le début du championnat. Mais la réponse des Ciel et Blanc ne s'est pas fait attendre. Nakarawa, titularisé en troisième ligne pour la seconde fois de la saison, n'a eu besoin de personne pour inscrire un superbe essai tout en puissance suite à une bonne mêlée des siens (16eme). Néanmoins, c'est bien le Stade Français qui a eu l'initiative du jeu dans le premier acte. Dans le sillage d'un Sanchez de gala, les Parisiens ont multiplié les temps de jeu tout en prenant énormément de risques sur certaines transmissions et cherchant la faille sur les extérieurs. Malheureusement pour les visiteurs, sur une de ces actions, Louis Dupichot a intercepté une passe de Van Zyl (39eme) permettant au Racing de passer en tête à la pause.

Un carton jaune qui relance totalement les débats


Dans le deuxième acte, un fait de jeu a totalement relancé la rencontre alors que les Parisiens étaient distancés de dix points après une pénalité de Maxime Machenaud, tout juste rentré en jeu (49eme). A cinq mètres de l'en-but francilien, Sanchez s'est fait retourner par Bernard Le Roux. Cyril Lafon, l'arbitre de la rencontre, a estimé que ce geste ne valait qu'un carton jaune, à la grande colère du demi d'ouverture argentin qui serait retombé sur la tête s'il n'avait pas eu le réflexe de se protéger avec ses bras (53eme). Quoiqu'il en soit, cette supériorité numérique a permis au Stade Français d'inscrire un essai de pénalité (54eme), avant de voir le pilier Melikidze marquer à son tour (57eme). Le Stade Français a fort bien négocié sa supériorité avant de souffrir peu à peu. Le coaching cinq étoiles (rentrée de Joe Rococoko, Russell etc.) a insufflé un nouvel élan au Racing 92. Revenus à un petit point après une nouvelle pénalité de Machenaud (67eme), les Franciliens ont vu Morne Steyn claquer un splendide drop (70eme), mettant à l'abri les Parisiens d'un éventuelle pénalité. Dans une fin de match sous tension, le Racing a eu l'opportunité de lancer une dernière offensive. Mais l'inépuisable Stassen a gratté un énième ballon, permettant aux visiteurs de s'imposer. Cette nouvelle défaite place les Franciliens dans une position inconfortable, eux qui ne sont plus qu'à deux points de Montpellier et trois du Stade Français. Un Stade Français qui peut encore rêver des barrages. Mais pour cela, il faudra s'imposer à l'extérieur lors du choc face à Montpellier dans deux semaines. Une mission compliquée mais loin d'être impossible face à une équipe parisienne irrésistible et totalement décomplexée lors des rencontres loin de son antre.

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