Clermont : Rougerie sera toujours à l'ASM la saison prochaine, mais pas comme entraîneur

Clermont : Rougerie sera toujours à l'ASM la saison prochaine, mais pas comme entraîneur©Media365

Aurélien CANOT, publié le mercredi 02 mai 2018 à 12h28

Que les fans de Clermont se rassurent : à la rentrée prochaine, ils auront toujours le plaisir de croiser Aurélien Rougerie aux abords du stade Marcel-Michelin, mais plus en tenue de joueur. Samedi la réception de Toulouse marquera, en effet, l'ultime sortie du légendaire trois-quart centre des Jaunards et futur membre de l'encadrement, comme il l'a confirmé mardi soir au micro de l'émission de France 3 Tout le Sport.

« Oui, je vais rester dans le rugby, c’est intéressant, a répondu Rougerie à Clémentine Sarlat. Je vais rester au club. Je leur ai proposé de créer une cellule de recrutement pour essayer de faire venir les nouveaux joueurs qui vont faire les beaux jours du club. Il y a beaucoup de travail, je ne sais pas par quoi je vais commencer, mais je vais être guidé par le staff déjà en place au club, donc ça va être sympa. » Une carrière d’entraîneur ne semble pas dans les tuyaux en revanche pour l’instant, à en croire celui qui avait signé sa première licence à l’ASM à l’âge de huit ans. « Entraîneur ? Non, j’ai vraiment envie de couper avec la compétition pour l’instant. Ça a été pesant pendant toutes ces années de traverser la France et l’Europe pour batailler sur les joutes de Coupe d’Europe ou du Top 14. Je vais prendre un peu de recul et on verra par la suite. »

Rougerie : « La tentation de partir a été forte en 2005, mais... »

Un peu de recul, oui, mais après la fête. Samedi, face au Stade Toulousain à domicile, l’international français aux 76 sélections (trois Coupes du Monde disputées avec les Bleus) tournera le dos à dix-neuf années professionnelles à Clermont, pour 417 matchs, avant sa dernière apparition – la 418eme – samedi, devant son public à Michelin pour celui qui a bien pensé à une période de sa carrière à quitter l’Auvergne, mais n’est jamais parti finalement. « La tentation de partir a été forte en 2005 quand le club était en mauvaise posture et près de la relégation en Pro D2. J’ai essayé d’assurer mes arrières, car je voulais quand même rester dans l’élite du rugby français. J’étais en fin de carrière à 33 ans, et je me suis dit qu’il y avait peut-être une aventure culturelle à vivre avec ma famille à l’autre bout du monde. Le sort en a décidé autrement. Et aujourd’hui, je ne regrette pas mes choix et je suis content d’être à Clermont. » Cette année 2005 exceptée, le double champion de France 2007 et 2010 avec l’ASM et vainqueur également notamment du Challenge européen en 2007 ne s’est d’ailleurs jamais posé la question. « « Je suis arrivé au début de cette ère. C’était les prémices du professionnalisme au rugby. Et je ne me suis pas demandé forcément pourquoi aller ailleurs alors que le club disposait d’infrastructures énormes, que le projet sportif était intéressant. Donc je suis resté fidèle à mon club. » Une fidélité de 29 années, catégories de jeunes comprises, que les supporters clermontois célébreront une dernière fois samedi.

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