Mathieu Warnier, Media365 : publié le mercredi 09 septembre 2026 à 15h45
Au lendemain de l'officialisation de sa signature à Toulon en vue de la saison prochaine, Régis Montagne a confié les éléments qui l'ont poussé à renoncer à une prolongation de contrat à Clermont pour rejoindre le club de la Rade.
Le temps des rumeurs n'est plus. Evoquée depuis plusieurs semaines, l'arrivée de Régis Montagne à Toulon dès la saison 2027-2028 est désormais une certitude. En effet, le président du RCT Bernard Lemaître a annoncé que le pilier droit aux neuf sélections avec le XV de France va quitter Clermont à l'issue de son contrat et rejoindre le Var, tout comme son coéquipier en Auvergne Léon Darricarrère. Une décision sur laquelle le natif de Grenoble est revenu en longueur au travers d'un entretien accordé au quotidien L'Equipe. Il y confirme tout d'abord n'avoir « discuté qu'avec Toulon et Clermont » au sujet de son avenir, ayant « mis tous les autres clubs en stand-by » et laissé une porte ouverte à une prolongation avec les Jaunards, qu'il avait rejoint en 2024 après avoir lancé sa carrière professionnelle sous les couleurs du FC Grenoble. « Le projet du RCT m'a plu et inversement j'ai senti un intérêt fort de leur part », a confié le joueur de 25 ans.
Montagne : « Il y avait des trucs qui ne m'allaient pas »
Alors qu'il a pris part à l'entame du championnat des nations avec le XV de France, Régis Montagne assure avoir « eu une longue discussion avec une partie de la direction » de Clermont dont le résultat n'a pas été à la hauteur des attentes. « C'est le moment où tout a un peu basculé, assure-t-il. Ce jour-là, je n'ai pas eu le message qui aurait pu me pousser à rester. Je n'ai pas eu les réponses que j'attendais. » Admettant avoir autour de lui « une très bonne équipe à Clermont », le pilier droit sentait que tout ne tournait pas rond. « Il y avait des trucs qui ne m'allaient pas, ajoute-t-il. Les ambitions sportives et les moyens mis à disposition pour y arriver. Ce qui manquait, je pense l'avoir trouvé dans le discours de Toulon. J'avais aussi besoin de me remettre en danger ailleurs. » A l'image d'un Thomas Ramos, Régis Montagne assure que sa volonté de quitter Clermont « n'a jamais été une question d'argent ».
Le départ de Falgoux, un point de rupture
Pour appuyer ses dires, il affirme même que « les offres financières de Toulon et Clermont étaient d'ailleurs similaires ». Un autre point de rupture entre le natif de Grenoble et ses dirigeants aura été le départ d'Etienne Falgoux cet été, qui n'a pas été prolongé à l'issue de son contrat et porte désormais les couleurs de Nice, en Pro D2. « Si j'avais joué quinze ans à Grenoble, qui est mon club de cœur, et que j'étais sorti par la porte où il est sorti, franchement je n'aurais pas aimé, a confié Régis Montagne. Ça m'a fait de la peine pour le joueur mais aussi pour l'homme. Il ne méritait pas ça. » Se remémorant que le pilier gauche l'a « pris sous son aile » à son arrivée en Auvergne, l'ancien Grenoblois assure malgré tut qu'il « respecte le choix des dirigeants », sans toutefois le partager. Des propos qui pourraient tendre les relations entre Régis Montagne et Clermont avant une séparation qui apparaît être tout sauf amiable.















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