Aurélien Canot, Media365 : publié le mardi 09 juin 2026 à 09h07
Même s'il a beaucoup de mal à digérer que son UBB sacrée pour la deuxième fois championne d'Europe ne disputera pas les phases finales, le président Laurent Marti avoue qu'il s'attendait à pareille désillusion. Ce qui ne l'empêche pas de chercher à relativiser cet échec assez colossal.
On peut donc être double champion d'Europe et se retrouver en vacances dès la fin de la saison régulière. L'UBB, qui s'en serait évidemment bien passée, l'a prouvé samedi soir. Quelques semaines après avoir soulevé la Champions Cup dans le ciel de Bilbao pour la deuxième année de suite, les Girondins, battus à domicile par Clermont lors de la dernière journée pile le jour où il ne fallait pas perdre, ont manqué le train en Top 14. Résultat : pour la première fois depuis 2019, Bordeaux-Bègles ne sera pas de la partie lors des phases finales du championnat de France.
Une énorme désillusion pour Matthieu Jalibert et ses coéquipiers comme pour leur président Laurent Marti (58 ans). Toutefois, ce dernier avoue dans les colonnes de Sud Ouest qu'il s'était préparé à ce naufrage, qu'il avait d'ailleurs vu venir. "On a vu la gifle arriver. Si on est honnête, on gagne de justesse à Bayonne (38-40), on gagne péniblement contre Perpignan (37-32), on voyait qu'on était quand même un petit peu en souffrance", analyse le dirigeant, qui attribue précisément cet énorme échec ("ça fait tache de se faire éliminer du Top 14") à ce... deuxième sacre européen de rang.
Marti : "On a peut-être été trop focus sur la Champions Cup"
"J'ai aussi réalisé au fur et à mesure qu'on avançait dans la saison que, dès que la Champions Cup a démarré, on a senti les joueurs, le staff, et j'ai envie de dire le club et moi, je me mets dedans, totalement excités. Parce que cette compétition, elle est magique. On n'avait pas envie de laisser la place. Donc indirectement, bien évidemment, on a peut-être été un peu trop focus sur la Champions Cup".
Paradoxalement, c'est toutefois ce nouveau titre au sommet du rugby européen qui permet aujourd'hui à un Marti, encore marqué par "ces moments magiques qui vont rester gravés", de réussir à relativiser, certes non sans avoir passé une nuit et un dimanche "un peu compliqués". "C'est la vie d'un club de sport qui sort d'une année magique qui se finit un peu moins bien en Top 14." Un club d'ores et déjà "forcément revanchard".












