Clément Pédron, Media365 : publié le dimanche 22 juin 2025 à 08h43
Devant de cinq points à la pause, l'Union Bordeaux Bègles a ensuite accéléré le mouvement pour se défaire de Toulon en demi-finales de Top 14 samedi soir (39-24). Une performance appréciée par l'entraîneur Yannick Bru qui y voit une belle progression.
Un an plus tard, l'Union Bordeaux Bègles soulèvera t-elle le Bouclier ? Nous aurons notre réponse dans une semaine... Lors du précédent exercice, l'UBB n'avait pas existé en finale contre ce même adversaire (59-3). Cette saison, il semblerait que la bande à Yannick Bru soit fin prête à s'offrir l'ogre du Stade Toulousain qui reste sur deux sacres de suite. L'UBB a en tout cas envoyé un sacré message samedi soir à l'occasion de la demi-finale de Top 14 face au RC Toulon (39-24) pour s'offrir une nouvelle chance de lever les bras pour la première fois depuis 1991 (victoire contre Toulouse sur le score de 19-10). Face au club de la Rade, Bordeaux Bègles a d'abord serré le jeu en première mi-temps puis enclenché la quatrième vitesse en seconde période à la faveur de dix minutes de folie qui ont permis au club girondin de plier la rencontre.
En conférence de presse après cette qualification, l'entraîneur de l'UBB était forcément heureux de l'issue du match. « Satisfaction du travail accompli, lance Bru dans des propos repris par L'Équipe. Ce n'était pas un super match, mais on a fait une belle partie. On savait qu'on serait attendu sur le combat pour exprimer la vitesse de notre jeu, et je pense qu'on a répondu présent. En Top 14, cette saison, on a parfois été sur courant alternatif, mais là, on savait que ce serait un secteur très important pour rivaliser face à Toulon. »
Maintenant Toulouse
Après avoir remporté la Champions Cup contre Northampton juste après avoir battu Toulouse en demi-finales, voilà que les Occitans sont encore sur le chemin des Girondins. En championnat, les Blanc et Mauve ont battu les Rouge et Noir à l'aller (12-16) et au retour (32-24). De quoi donner un petit avantage psychologique au coup d'envoi de la partie ? Peut-être mais Yannick Bru s'est bien gardé de le dire. En entraîneur expérimenté, l'ancien manager de l'Aviron Bayonnais a placé sa formation dans la case « outsider » histoire de mettre la pression du match sur les épaules de son adversaire. « On aura notre revanche en finale du Championnat, glisse Bru, toujours à L'Équipe. C'est vraiment que la finale de la saison dernière a été un moment dur, mais de l'eau a coulé sous les ponts, on a travaillé dessus, on a analysé, je pense que le scénario est un peu différent. Mais oui, c'est clair que ça sera sûrement présenté comme une revanche. La réalité, c'est que c'est notre deuxième finale de Top 14 en deux ans. Ce qui m'intéresse, c'est que le club progresse. Quand on n'a pas beaucoup de trophées dans l'armoire, puisqu'on n'en a qu'un, il faut passer par un apprentissage de plein de choses, dans la logistique, dans la récupération, dans la préparation mentale d'une finale. » En revanche, le technicien de l'UBB n'est pas certain de pouvoir compter sur Louis Bielle-Biarrey pour la finale en raison d'une commotion cérébrale subie le 7 juin dernier. L'ailier n'a pas disputé la demi-finale face au RCT.














