Clément Pédron, Media365 : publié le lundi 29 juin 2026 à 18h22
Samedi, le Stade Toulousain a empoché son quatrième titre de champion de France de suite contre Montpellier (28-20). Interrogé en qualité de patron de l'arbitrage français, Mathieu Raynal est revenu sur quelques situations litigieuses et notamment une en reconnaissant une erreur de Luc Ramos.
Deux jours plus tard, rien n'a changé. Les Montpelliérains et les Toulousains sont désormais en vacances ou, pour certains, avec le XV de France dans le cadre du Championnat des Nations. Rideau donc sur le Top 14 avant la révélation du calendrier de la prochaine saison 2026-2027. L'exercice précédent a tourné en faveur du triple tenant du titre avec donc un quatrième Bouclier de Brennus historique dans l'histoire de la première division.
Samedi soir au Stade de France, la bande à Ugo Mola s'est tout de même fait quelques frayeurs contre le MHR mais est finalement ressortie victorieuse sur le score de 28-20. Personne ne trouvera à redire de la performance des Rouge et Noir ni même des Héraultais qui ont raté quelques occasions. Les hommes de Joan Caudullo auraient également pu mériter autre chose au cours de la partie alors que le score était de 25-6.
Une erreur avec incidence
En effet, alors que le club montpelliérain avait une belle opportunité d'essai à cinq mètres de la ligne, Jack Willis a gratté le cuir dans les mains d'Ali Price. L'Anglais de 29 ans a ensuite glissé le cuir à Antoine Dupont qui a expédié le ballon dans les tribunes. Sur le moment, personne n'a trouvé à redire mais lorsqu'on regarde le ralenti, il semblerait que Thibaud Flament gêne le soutien d'Alexandre Bécognée, ce qui amène donc le grattage de Willis.
Mathieu Raynal, le patron de l'arbitrage français, a tenu à clarifier certaines choses et a convenu que Luc Ramos, l'arbitre de la rencontre, a fait une erreur. « Effectivement, Toulouse aurait dû être pénalisé, a convenu l'ancien homme en noir. Willis conteste le ballon et Flament gêne l'action de soutien. Dans l'arbitrage, la priorité des arbitres, c'est le plaqueur. Flament se trouve dans le camp adverse et gêne le « clean out ». Il empêche la possibilité d'accéder et de déblayer le gratteur ». De son coté, Joan Caudullo, le manager du MHR, n'a pas dit autre chose : « Il y a cette fin de première période où un plaqueur reste dans notre zone et où nous ne sommes pas récompensés. [...] Si on prend ces sept points-là, je pense que derrière ce n'est plus le même match. »













