Top 14 : Les rucks surveillés de très près

Top 14 : Les rucks surveillés de très près©Media365
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Thomas Siniecki : publié le vendredi 11 septembre 2020 à 19h15

World Rugby met l'accent, à partir de cette saison, sur la sévérité des arbitres concernant les regroupements (ou rucks). Le Top 14, pour sa grande reprise, en fait logiquement les frais.



La première journée de Top 14, le week-end dernier, a mis en lumière les nouvelles recommandations de World Rugby au niveau de l'application du règlement. Sur les six matchs disputés (Stade Français - Bordeaux-Bègles a été reporté), plus de 30 fautes ont été signalées en moyenne. Dans les phases de ruck, le joueur plaqué doit lâcher plus rapidement le ballon. A l'inverse, le défenseur doit aussi être sur ses appuis dans l'axe du regroupement. "Le gratteur est favorisé, forcément, estime Baptiste Chouzenoux, le troisième-ligne aile du Racing (qui accueille Montpellier vendredi soir pour le choc de la deuxième journée). La main sur le ballon, et c'est pénalité. En attaque, les soutiens doivent être plus réactifs et peut-être un peu plus près."


Car ces soutiens offensifs, eux aussi, doivent bien rester sur leurs appuis pour ne pas être pénalisés. Le demi de mêlée Teddy Iribaren, coéquipier de Chouzenoux au Racing, voit la situation plus globalement et ne veut pas s'alarmer. Au contraire : "Evidemment, c'est plus compliqué. C'est pour amener plus d'équité entre l'attaque et la défense, le jeu est donc plus saccadé avec pas mal de pénalités. Mais ça va se lisser, ce sera juste pour les quatre ou cinq premiers matchs... Il faut qu'on s'adapte et qu'on s'entende avec les arbitres." Si le plaqueur est empêché de sortir du ruck, c'est aussi une pénalité qui menace désormais. Enfin, il est également défendu de ramper avec le ballon en sortie de regroupement. Un essai a été refusé de la sorte au Palois Lekima Tagitagivalu, ce qui n'a pas empêché la Section de créer la surprise à Montpellier (23-26).

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