Clément Pédron, Media365 : publié le mercredi 10 juin 2026 à 22h00
Avec cinq succès lors des six derniers matchs de championnat, le Racing 92 s'est mis dans les meilleures dispositions pour affronter la Section Paloise dans le cadre des barrages ce samedi à 21h05. Une dynamique qui fait forcément plaisir à son entraîneur Patrice Collazo.
Un an après tout a changé ou presque. Le Racing 92 a laissé sa 10ème place de Top 14 l'an passé loin derrière lui. Pas toujours dans le coup pour les phases finales tout au long de cet exercice, le club altoséquanais a composté son billet pour l'après saison régulière à la faveur d'une seconde partie de saison brillante (3 défaites, 9 victoires). Mieux encore, la formation de Patrice Collazo a terminé le championnat tambour battant avec trois succès de rang contre Toulon, Clermont et le Stade Toulousain, triple tenant du titre.
Cette dynamique tombe parfaitement bien puisque les Racingmen ont rendez-vous dès ce samedi soir (21h05) dans le Béarn pour y affronter la Section Paloise. « Cette semaine, on s'est attelés à régénérer les énergies et les émotions, a expliqué Collazo dans des propos rapportés par L'Équipe. Nerveux ? Pourquoi il faudrait de la nervosité ? On est là où on avait décidé d'être. Je sens les joueurs concentrés, conscients de l'échéance. On n'a pas de joueurs qu'on aurait surutilisés toute la saison. On va compter sur tout notre effectif. Moi, je crois beaucoup aux dynamiques collectives. »
Collazo : « Se mettre à la hauteur de l'évènement »
Difficile pour l'heure de désigner un favori de cette partie. À Pau le soutien du public puisque cette rencontre se dispute au stade du Hameau. Au Racing 92 une série ultra positive en cours nettement meilleure à celle de son adversaire. « Oui, c'est leur première phase finale depuis longtemps mais il y aura un contexte très favorable, glisse le manager de l'équipe. Je ne veux pas sortir le cliché qu'ils sont favoris. C'est nase. Mais ils jouent chez eux. Il va y avoir 15 000 ou 17 000 personnes. [...] Maintenant, nous, ce qui nous intéresse, c'est de se mettre à la hauteur de l'événement. [...] On n'est pas très à l'aise avec les évidences. À chaque fois que c'était une évidence pour nous, on a eu du mal. Par contre, quand ce n'est pas évident et qu'on est en mode challenger, attention quand même. »
Au jeu des confrontations directes cette saison, il y a égalité parfaite avec un succès francilien à l'aller (15-10) et une victoire paloise le 28 mars dernier (27-17). Pour cette raison, Patrice Collazo se méfie et demeure prudent : « Je crois que c'est l'équipe qui a été le plus souvent dans le top 2 ou le top 3. Ils font une saison remarquable. Tout le monde a perdu à domicile, sauf eux. [...] C'est l'équipe qui utilise le plus le jeu au pied. Ça veut dire qu'ils ont les qualités pour aller chercher les ballons en haut. Ils ont construit beaucoup de succès sur ça. Mais je trouve que ce serait réducteur de résumer Pau à leurs trois-quarts et aux duels aériens. C'est la deuxième ou troisième équipe la plus efficace en « score zone ». Elle a un ratio de points très efficace à partir du moment où elle entre dans les 22 et qu'elle a une touche ou une mêlée, parce qu'ils sont hyper dynamiques. On n'est pas sur un jeu à tout-va. On est sur une équipe hyper structurée, hyper clinique. »











