Top 14 : La FFR rejette le calendrier

Top 14 : La FFR rejette le calendrier©Media365

Aurélien CANOT, publié le vendredi 03 juillet 2020 à 11h26

Comme attendu, la FFR, réunie vendredi matin, a rejeté le calendrier du Top 14 pour la saison 2020/2021, validé le 1er juillet dernier par la LNR.

Voilà qui ne risque pas d'adoucir les relations entre la Fédération française de rugby et la Ligue nationale de rugby. Alors que la LNR avait voté mercredi dernier le calendrier du Top 14 pour la saison 2020/2021, la FFR, elle, et comme on pouvait s'y attendre étant donné les dissensions entre Paul Goze et Bernard Laporte, ne s'est pas mise au diapason, ce vendredi à l'occasion de son comité directeur. Et alors qu'elle avait la possibilité de valider à son tour la compétition, la FFR a rejeté le calendrier voté par la Ligue deux jours plus tôt. Mercredi dernier déjà, Serge Simon et Alban Moga, les deux seuls représentants de la Fédération française qui siègent à la LNR avaient donné le ton ainsi qu'un avant-goût de ce à quoi pouvait s'attendre Paul Goze et la Ligue en s'abstenant au moment de valider le calendrier en question. La deuxième lame est donc intervenue vendredi. Bernard Laporte l'avait d'ailleurs fait savoir : la FFR souhaite d'abord que le calendrier international soit connu avant de trancher.

Laporte veut une fenêtre de deux mois de tests

Et pour cause, puisque l'ancien manager du RC Toulon désire que les clubs libèrent leurs joueurs internationaux cet automne (en octobre, novembre et décembre) pour une fenêtre de deux mois de tests (au lieu d'un mois, comme ce pourrait être annoncé la semaine prochaine). Tant que Laporte ne saura pas si World Rugby accède ou non à sa requête, le bras de fer entre sa Fédération et la LNR risque donc de perdurer. A noter que les présidents des clubs de Top 14 ont voté à l'unanimité l'extension de trois à cinq dates sur la fenêtre en question. Or, la FFR et Laporte souhaitent imposer six matchs. C'est d'ailleurs dans ce sens que la LNR a prévu si elle se retrouve devant le fait accompli d'aller devant la justice et de saisir le Conseil d'Etat ou le tribunal administratif, dossier à l'appui en s'appuyant sur le non-respect des accords de San Francisco, signés en 2017 et qui fixent la durée des différentes fenêtres internationales jusqu'en 2032. Ambiance...

Vos réactions doivent respecter nos CGU.