Perpignan : Pour l'amour du maillot

Perpignan : Pour l'amour du maillot©Media365
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Thibault Laurens, publié le mercredi 20 mars 2019 à 17h50

Dernier de Top 14 avec seulement huit petits points au compteur, l'USAP affronte Grenoble ce samedi (18h45) pour un match ô combien important dans la course pour le maintien. Si Grenoble espère rattraper Agen, le sort de Perpignan est déjà scellé. Néanmoins, les Catalans auront à cœur de remporter ce match. Pour l'honneur de toute une région.

Il y a presque un an, l'USAP et Grenoble s'affrontaient à Ernest-Wallon pour la finale de Pro D2. Dans une rencontre caractérisant la saison catalane, les Perpignanais l'emportaient (38-13) et retrouvaient le Top 14 quatre longues années après leur descente historique. Une période d'euphorie qui s'est rapidement transformée en cauchemar. A l'aube de la 20eme journée de Top 14, c'est dans la peau de lanterne rouge que l'USAP va recevoir Grenoble ce samedi à Aimé-Giral (18h45). Un match qui pourrait coûter cher aux Isérois en cas de défaite. Les Usapistes, eux, sont déjà condamnés à la Pro D2. La faute à un manque de réalisme et d'efficacité criant qui leur a coûté de nombreux points tout au long de la saison. Pour autant, les Catalans ne partiront pas au combat la fleur au fusil.


Malgré les défaites, l'USAP n'abdique pas

Lors de la seule victoire de Perpignan cette saison, les coéquipiers d'Enzo Selponi se sont imposés au GGL Stadium de Montpellier (10-28). « On entend beaucoup de choses sur l'Usap, parfois à juste titre. Aujourd'hui, on a réalisé qu'on était au pied du mur. On s'y est tous filés », déclarait David Mélé à l'issue de la rencontre. Un état d'esprit, une façon de jouer au rugby en respectant son identité, ses couleurs et ses valeurs. C'est ce qui constitue l'ADN de l'USAP aujourd'hui. Malgré leurs dix-huit défaites en Top 14, les adversaires des Catalans ont reconnu à maintes reprises le caractère du promu. Julien Dumora, l'arrière de Castres, nous confiait ceci avant la rencontre remportée par le CO (36-17). « Je pense que ce sera un gros match face à Perpignan. Il ne faut surtout pas le prendre à la légère et sous-estimer cette équipe. Ils sont derniers du championnat mais n'ont jamais réellement pris de grosses raclées. A l'extérieur, ils ne lâchent jamais rien, comme à domicile. Ils vont venir ici décomplexés, sans pression particulière. A nous de prendre ce match très au sérieux »
Néanmoins, cette rage de vaincre ne peut masquer éternellement les défaillances d'une équipe en crise de confiance. Trop laxistes en défense (l'USAP est l'équipe qui rate le plus de plaquages cette saison), brouillons offensivement (treizième attaque du championnat avec 317 points inscrits) les protégés de François Rivière n'ont jamais été en mesure de rivaliser avec les autres écuries.

L'objectif, une première victoire à domicile



En début de saison, l'USAP souhaitait ériger en forteresse Aimé-Giral. Force est de constater que la défaite en ouverture du Top 14 face au Stade Français (15-46) a laissé des traces. Une rencontre qui a mis en lumière la différence de niveau avec les grosses équipes du championnat. Quoiqu'il en soit l'USAP jouera avec ses armes afin d'obtenir la première victoire de la saison à domicile face à Grenoble. Un objectif qui s'annonce pour autant très compliqué. Après la réception de Grenoble, Aimé-Giral accueillera deux mastodontes du Top 14 : La Rochelle (J23) et le Racing 92 (J25). Lors de la phase aller, les Sang et Or n'avaient pas existé (37-10 à Marcel Deflandre et 64-28 à l'Arena). Nul doute que l'opposition face à Grenoble a été cochée par le staff technique et les joueurs. D'une part pour laver l'affront du match aller (31-22) mais également pour récompenser le public d'Aimé-Giral, toujours présent malgré une année catastrophique. Après la défaite à Castres, Enzo Forletta avouait que les joueurs « mourront avec leurs idées, en jouant » Contre les 13emes du classement l'USAP ne devrait pas changer de formule. Un projet de jeu qui l'a si souvent desservie cette saison mais qui est ancré dans cette génération de joueurs. Samedi, les Catalans mourront peut-être en jouant. Mais ils le feront comme toujours, la tête haute.

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