Mathieu Warnier, Media365, publié le mercredi 04 février 2026 à 18h35
Le comité directeur de la LNR a validé ce mercredi la réforme du salary cap qui a été au cœur de mois de négociations. Des évolutions qui ont pour but d'équilibrer le système tout en répondant aux critiques.
La Ligue Nationale de rugby (LNR) va faire bouger les lignes. Au cours des derniers mois, le salary cap imposé aux clubs professionnels a fait grincer des dents avec notamment Antoine Dupont qui l'a jugé « trop invasif » pour les joueurs. Au terme de longs mois de négociations, le comité directeur de la LNR a validé ce mercredi la nouvelle mouture du dispositif. Présentée comme « essentielle à l'équilibre sportif et économique du Top 14 », cette réforme a pour principal objectif de permettre aux clubs d'« étoffer leur effectif afin de mieux protéger la santé des joueurs ». Ce qui passera essentiellement par un plafond qui va augmenter de manière progressive à partir de la saison prochaine. Alors qu'il est également établi à 10,7 millions d'euros, il va passer à onze millions d'euros dès l'exercice 2026-2027 avant de poursuivre sa croissance pendant les trois saisons qui suivront. Ainsi, il augmentera de 100 000 euros chaque année pour s'établir à 11,3 millions d'euros pour l'exercice 2029-2030.
Vers plus de joueurs sous contrat
Une masse salariale que les clubs pourront répartir sur un effectif n'étant plus limité à un maximum de 35 joueurs sous contrat professionnel. Cette mesure vise à « permettre aux clubs d'avoir plus de souplesse dans la gestion de leur effectif afin de mieux répartir la charge de travail ». Cette réforme ajoute également un « joker » que chaque club pourra utiliser à la condition qu'un de ses joueurs soit blessé avec son équipe nationale. Dans ce cas de figure, le joueur recruté aura un salaire qui « ne sera pas intégré à l'assiette du salary cap, dans la limite du niveau de salaire du joueur blessé qu'il remplace ». Enfin, un des mécanismes les plus important sera également remodelé à partir de la saison 2027-2028, il s'agit des crédits internationaux permettant à un club dont les joueurs sont sollicités par le XV de France de dépasser le plafond du salary cap. Le nouveau barème sera ainsi dégressif afin d'éviter le déséquilibre actuellement visible avec le Stade Toulousain qui voit son plafond augmenté de deux millions et demie d'euros.
Un salary cap moins invasif pour les joueurs
La « liste premium » établie en fin d'année par Fabien Galthié fera foi avec le barème qui débutera à 210 000 euros pour un joueur sélectionné et ira désormais jusqu'à 1,575 million d'euros pour quatorze joueurs ou plus. Des mesures qui visent à « renforcer l'équilibre compétitif, tout en continuant à soutenir l'engagement des clubs les plus représentés en sélection nationale ». Quant aux réponses aux critiques formulées par Antoine Dupont, elles s'avèrent limitées. En effet, la LNR va désormais exclure du salary cap « les montants versés au titre de la réserve spéciale de participation » mais également les « contrats équipementiers avec des marques communes avec le club bénéficiant aux joueurs ». Enfin, pour ce qui est de la médiation en cas de manquements, elle ne sera ouverte qu'aux « seuls manquements susceptibles d'encourir une sanction financière, à savoir les dépassements du plafond inférieurs à 200 000 euros ». Ce qui ne concernera donc plus les sanctions sportives, notamment celles liées aux « manquements à l'obligation de transparence et de coopération » et « les dépassements du plafond à compter de 200 000 euros ».















